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Auteur◄ faking it (philucodd)
Todd McKinley
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MessageSujet: faking it (philucodd)   Mer 20 Jan - 17:18


Phi-phi à la bourre, c’est clairement étrange. Presque flippant. Comme si tu t’étais réveillé ce matin dans une dimension parallèle sans le savoir, et que ce seul détail était susceptible de te révéler la supercherie. « Il s’est peut-être fait renverser par une bagnole et il est mort. » Tu suggères affalé dans le canapé en te tournant vers la blonde, sans doute avec trop peu d’inquiétude dans la voix. Mais t’es bien placé pour savoir qu’un accident est vite arrivé, aussi tu t’imagines qu’il est tout à fait possible qu’il soit présentement allongé dans une ambulance avec un tube dans la gorge, réclamant sa Lucrèce en bavant. Au moins celui-là ne sera pas sur ta conscience. « Tu veux que je te dégrafe le soutif en attendant ? » Tu demandes sans aucune transition, histoire de passer le temps. Etant donné que vous avez convenu d’un commun accord de réveiller la possessivité de mâle dominant chez ton coloc’ –dont t’es pas vraiment certain de la présence parce que pour toi son cerveau est clairement robotisé et il est possible qu’il soit le fruit d’une expérience d’intelligence artificielle sans en avoir lui-même conscience-, autant essayer de faire preuve d’un peu d’imagination. « Non mais j’sais pas ça arrive souvent dans les films, le soutien-gorge malencontreusement oublié entre les coussins du canapé. » Tu tentes immédiatement de te justifier, avant de subir une quelconque protestation ou un coup de griffes french manucurées. « Ou alors on pourrait s’embrasser. » Autre suggestion lancée à tout hasard, parce que disons le t'es le genre à t'investir dans tout ce que tu fais. Que ce soit pour bosser, boire ou faire semblant, ça revient au même. Faut y aller à fond pour ne pas avoir de regrets. Bien sûr ça ne fonctionne pas toujours très bien et il y a parfois quelques ratés, mais peu importe. En même temps, ce n'est pas comme si vous alliez découvrir quelque chose de nouveau, Luc' tu l'avais quand même emballée avant lui. « Après j’dis ça pour t’aider moi, le réalisme c’est essentiel. » Tu largues désinvolte, haussant les épaules. Grand prince que tu es, ton seul objectif étant bien entendu de rendre service à la communauté. Bien sûr si tu peux en retirer un certain plaisir, tu ne vas pas cracher dans la soupe. Comme on dit, qui ne tente rien n’a rien. Bien que tu sois à peu près certain que Phi-Phi risque de faire une crise cardiaque –ou d’adopter la position fœtale et se taper la tête contre le mur, avec lui on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre-. M'enfin, t'es convaincu qu'il reste assez intelligent et méfiant pour flairer le coup monté alors tu partages tes meilleures idées pour faire avancer le schmilblick.
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Lucrèce Woodston
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MessageSujet: Re: faking it (philucodd)   Jeu 21 Jan - 10:38

En apparence, le plan était simple. La réalité était pourtant toute autre : Lucrèce savait parfaitement qu'elle tendait le bâton pour se faire battre, mais rien n'aurait pu l'empêcher d'agir d'une autre façon. Elle était déterminée à aller jusqu'au bout. Ils conspiraient depuis trop longtemps maintenant pour abandonner lâchement et ne pas aller au fond des choses. Allongée contre Todd dans le canapé des garçons, elle fixait la pendule et se laissait bercer par son doux tic-tac. Philip était en retard, ce n'était pas normal. Elle tira son téléphone portable de sa poche, envoya un message à son prince presque charmant et reçu sa réponse quelques minutes plus tard. La blonde pouffa tout bas et tourna l'écran vers Todd, lui montrant la photo du vélo de Philip. Sans roues, complètement démonté, il ne risquait pas d'aller vite pour rentrer... T'es vraiment con toi, hein. Philip est immortel. Il n'a juste plus de vélo, c'est pour ça. Je vais lui proposer de rentrer à dos de poney. Ce qu'elle fit, et s'ensuivit un petit instant d'échange de messages. Mine de rien, Lucrèce avait flippé lorsque Todd avait parlé de mort. Mais non, son Philip n'avait rien -pour l'instant du moins.

Pour passer le temps, Todd lui faisait toute une série de suggestions lascives. Lucrèce leva les yeux au ciel et pianota du bout des doigts sur le torse du jeune homme, songeuse. Ouais, ouais. Le réalisme c'est important. Mais je n'ai pas envie qu'il pète un câble, enfin, pas trop. Imagine il a acheté un flingue ou je sais pas, ça serait con qu'il le pointe sur nous en voyant mon soutif par terre... Non ? Elle esquissa un petit sourire et soupira tout bas. Elle sentait le parfum de Todd et cela lui rappelait l'ancien temps, à l'époque où ils étaient plus ou moins liés. Philip n'avait jamais été au courant de cette relation. A vrai dire, Lucrèce avait découvert un beau jour non sans surprise que son petit-ami -ou du moins, ce qui s'en rapprochait le plus- était en colocation avec son ex. L'idée d'en faire baver à Philip lui était rapidement venue ; non pas qu'elle voulait vraiment lui faire du mal, non, loin de là. Elle tenait vraiment à lui. Mais elle traversait une drôle de passe de sa vie dans laquelle elle avait besoin de se rassurer et de se poser. Et ça, Philip ne le comprenait pas. Fallait-il qu'il ait l'impression de la perdre pour qu'il se bouge les fesses ? Ils allaient rapidement le savoir.

Son portable vibra. Elle jeta un œil à Todd, sentant les battements de son cœur s'accélérer. Il vient de m'écrire. Il arrive, il est en bas de l'immeuble. Bon, surtout, ayons l'air naturel. Je sais pas, t'as qu'à me caresser les cheveux. Attends, j'allume la télé, fit-elle en tendant la main vers la télécommande. Comme ça on aura l'air d'être en plein moment cosy. Mais elle savait que cela clochait. Elle devait voir Philip, ils avaient rendez-vous ici. Il aurait vraiment fallu être con pour rester dans cette posture alors que son petit-ami arrivait, si elle avait vraiment eu une relation cachée avec Todd. Mais avec un peu de chance, Philip serait tellement abasourdi qu'il ne le verrait même pas... Après tout, elle voulait juste mettre ses sentiments à l'épreuve.
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Philip Sinclair
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MessageSujet: Re: faking it (philucodd)   Jeu 21 Jan - 11:31

Longue journée de travail. Philip l'avait passé entre son écran d'ordinateur et la salle des prototypes à améliorer le système d'arrosage d'un drone. Il avait été plutôt de bonne humeur tout au long de la journée, tout avait bien fonctionné, il n'avait rencontré que des difficultés mineures qui avaient pu être rapidement résolues et puis ce soir : Il voyait Lucrèce. Ce qui était l'un des facteurs principal influant sur son humeur. En partant, il était passé au bureau de la communication interne afin de récupérer un t-shirt pour Luc, après tout, elle lui avait dit que ça ne la dérangerait pas de porter le même pour qu'ils aient l'air "d'un couple" et l'idée avait fait son chemin tranquillement dans sa tête, mais ce qui l'amusait le plus, c'était réellement de la voir le porter. Et puis ensuite de le porter avec elle. L'idée lui plaisait, c'était futile mais ça lui suffisait. La stagiaire mis à peu près 10 minutes à retrouver un t-shirt taille S en fouillant dans des cartons et placards, mais il finit par en avoir un, et il le glissa dans son sac. Satisfait. C'est en sortant des locaux de la start-up que son humeur commença à varier. Il réalisa qu'on lui avait volé les roues de son vélo et alors qu'il prenait le chemin vers l'arrêt de bus le plus proche, il reçu un message de Lucrèce lui demandant ce qu'il faisait. A vélo, il ne mettait pas plus de dix minutes pour rentrer chez lui. A présent, il allait réellement être en retard et... ça l'agaçait. Attrapant un bus bondé d'habitants sortant du boulot, il se joignit au mécontentement général, cherchant sur son téléphone un vélo d'occasion qu'il pourrait acheter dans les jours à venir. Il adorait son vélo. Et oui, il était un peu déçu de le voir terminer dans cet état, vieille carcasse métallique sans vie.
Philip descendit du bus et marcha encore quelques minutes jusqu'à l'immeuble où ils vivaient avec ses colocataires. Il grimpa les escaliers deux à deux, impatients de retrouver Lucrèce et de lui montrer le superbe t-shirt qu'il lui avait apporté, s'amusant d'ors et déjà de la voir l'enfiler. Cependant, une forme de nervosité et d'hésitation résidait toujours en lui en repensant à leur dernière conversation, celle où elle lui avait admis vouloir... une vraie relation. Il avait essayé de ne pas trop y penser mais il ne pouvait s'empêcher de revoir l'image de Lucrèce en fasse de lui, sûre d'elle, lui faisant des reproches devant un verre de Porto. Et lorsqu'il poussa la porte d'entrée, arrivant dans le salon, il s'arrêta frappé par la foudre net à la vue de Luc et Todd, installés l'un contre l'autre sur le canapé. Il resta une seconde ébahi, sans voix, alors qu'il s'était apprêté à les saluer avec enthousiasme, ses mots étaient restés coincés dans le fond de sa gorge. Il essayait de comprendre ce qu'il voyait mais de toute évidence, il ne trouvait aucune explication probable à ce que Lucrèce soit dans les bras de Todd. WHAT THE FUCK ? " C'est une blague ? " demanda-t-il alors, énervé. Sourcils froncés, la surprise n'avait pas mise longtemps à laisser place à la colère. Son sang n'avait fait qu'un tour et bien qu'il avait l'impression qu'il s'agissait d'une horrible blague pas drôle, pas une seule seconde il n'avait pu penser qu'effectivement, ça avait été le cas. Il s'était senti trahi. " Ok... Alors... Je savais que t'étais un con, " dit-il en s'adressant à Todd avant de tourner son regard vers Lucrèce " Mais toi.... " sa voix s'éteignit, laissant planer sa déception dans l'atmosphère étrange de l'appartement. " J'vais repartir, je voudrais surtout pas vous déranger, " et c'était le seul échappatoire qu'il voyait, la seule façon de s'en sortir : fuir. Après tout, il était chez lui, et c'était ici que son colocataire et sa plus-ou-moins-copine avait décidé de lui annoncer... Dieu sait d'ailleurs ce qu'il y avait à comprendre. Couchaient-ils ensemble ? Todd était-il ce type avec qui Luc analysait ses options ? Peu importe. Il y avait forcément quelque chose et quelque chose qu'il n'était pas prêt à tolérer. Il ne pouvait donc pas rester. Chez lui. Il fallait qu'il s'en aille. Il glissa la main dans son sac à dos pour récupérer le t-shirt bleu et le lancer sur la table basse, devant Todd et Lucrèce. Il releva les yeux vers elle. " Tu vois, j'entends ce que tu dis, mais j'ai du pas très bien comprendre, encore... " lui dit-il, s'adressant directement avec elle, faisant référence à leur dernière conversation, celle où elle lui avait dit avoir envie de quelque chose de sérieux, d'avoir l'air d'un couple. Refermant la fermeture éclaire de son sac, il le mit sur son épaule et s'apprêta à quitter les lieux.

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MessageSujet: Re: faking it (philucodd)   Jeu 21 Jan - 17:17

Bizarrement la blonde n’a pas l’air plus emballé que ça par tes suggestions. Pourtant c’est exactement ce que toi tu qualifies ‘de pas trop péter un câble’. Si t’avais voulu qu’il jette des assiettes et qu’il se rue sur toi avec un lacet dans le but de t’étrangler, t’aurais plutôt entrepris de défaire ta braguette pour te jeter sur elle. Même si ton objectif n’est pas de motiver Phi-phi à coudre une poupée vaudou à ton effigie pour lui planter mille petites anguilles, il aurait au moins percuté qu’une fille comme Luc’, on ne la laisse pas refroidir. Après tout s’il est incapable d’officialiser sa relation, inutile de s’étonner que la gonzesse termine dans les bras de son colocataire aux allures de Brad Pitt. Mais là, clairement, si elle se contente de se blottir contre toi votre mission risque sérieusement de prendre l’eau. Elle est où la mise en scène ? Il est où le jeu d’acteur ? Quand t’avais accepté de rendre Einstein fou de colère, t’avais élaboré un film dans ta tête qui était bien loin de la triste et plate réalité. Tu t’es de toute évidence fourvoyé sur les attentes de ton ex, à ton plus grand désarroi. « Je serai plus inquiet qu’il se flingue le pied sous le coup de l’émotion que de me prendre une balle. » Restons sérieux deux minutes, un intello armé n’est dangereux que dans un lycée après avoir abusé des jeux vidéos. En dehors de cette hypothèse exceptionnelle, t’imagines plutôt ton colocataire trembloter en agitant le pistolet et appuyer sur la détente sans avoir désactiver le cran de sécurité. Quoiqu’avec son cerveau d’ordinateur, il est possible qu’il maîtrise d’instinct le fonctionnement et le maniement d’une arme à feu, auquel cas Luc’ a peut-être raison. Mais personnellement, t’es prêt à prendre le pari pour tripoter son soutif. C’est tout à fait le genre de risque qui mériterait qu’on y attache quelques billets, histoire de rendre l’histoire encore plus intéressante. Ouais, t’engagerais bien cinquante dollars contre Phi-phi. Sauf que t’as pas le temps de proposer ton affaire à la blonde qui s’excite sur le canapé, aussi angoissée qu’une adolescente qui attend son rencard pour le bal de promo. Tu écoutes sagement ses idées en espérant qu’elle suggère de s’foutre à poil dans la hâte, t’étouffant presque avec ta salive alors qu’elle t’ordonne de lui caresser les cheveux en s’emparant de la télécommande. Sérieusement ? « Ouuh, sa meuf en train de mater la télé il va devenir dingue … » T’ironises, faisant rouler tes yeux vers le plafond. Mais tu t’exécutes bravement, passant ton bras droit derrière sa nuque avant de lui masser la tête comme tu le fais avec ton clébard. Puis t’entreprends de lui ébouriffer sa crinière parfaitement disciplinée, tes lèvres pincées retenant un rire d’idiot fier. Franchement t’y crois pas du tout à son plan foireux, alors faire preuve de concentration ne te semble pas indispensable. T’es persuadé que tout ça va n’aboutir à rien de particulièrement intéressant, du moins jusqu’à ce que la voix furieuse de ton colocataire fasse irruption au milieu du programme à la seconde où la future mariée allait dire oui à sa robe. Bordel, il n’aurait pas pu attendre cinq secondes ? Tu fais volte-face à l'instant même où il te traite de con, pas vraiment contrarié par ce qualificatif. Après tout il n'a pas tout à fait tort, étant donné que ça fait maintenant plusieurs mois que tu t'appliques soigneusement à lui pourrir la vie. En vérité t'es presque flatté qu'il t'insulte, si bien que tu te contentes de hausser les épaules en acquiesçant légèrement de la tête tandis que sa fureur s’oriente vers ta partenaire. T’en reviens pas de constater que votre cinéma même pas digne du public indien a touché sa cible avec autant de réussite. Un mec te fait une scène pareille, tu le plaques direct en installant des caméras en bas de ton immeuble et un triple verrou à la porte. Mais pour lui, t'imagines que ça équivaut à une manifestation normale de son amour. « Heureusement qu’on s’est pas emballé devant lui, en fait. » Tu lâches, le plus naturellement du monde, tes propositions te revenant en mémoire. Finalement la blonde avait eu raison, si elle t’avait écouté il t’aurait peut-être égorgé avec un couteau de la cuisine par derrière. Là, il se contente de jeter rageusement la paquet qu’il tient à la main en faisant semblant de partir pour que l’un de vous le retienne. Oh c’est trop mignon, un Phi-phi attentionné qui offre des cadeaux à sa gonzesse. T’éprouves presque de la compassion pour lui, tellement que t’es à deux doigts de dire à Luc’ que c’est ce qu’elle attendait : la preuve qu’il tient à elle. Que t’arrêtes tout. Fini. Stop. Sauf que quand t’attrapes le vêtement qu’il vient de lancer sur la table basse pour le déplier et que tu scrutes le logo de sa boîte de têtes d’ampoule, tu comprends qu’en vérité elle a raison de douter de son implication dans leur relation. Le gars a quand même débarqué fier de lui avoir ramené l’uniforme de la société pour laquelle il bosse. What. the. fuck. Niveau dysfonctionnement, on atteint quand même le pompon. « C’est quoi ce t-shirt pourri ? » Et tu te marres avant d’enfouir ton visage dans le tissu, histoire de faire preuve d’un minimum de décence et de ne pas lui rire à la gueule.
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Lucrèce Woodston
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MessageSujet: Re: faking it (philucodd)   Ven 22 Jan - 11:48

L'orage aurait fait moins de bruit que l'afflux violent de son sang dans ses veines. C'était une tempête, un monstre de feu qui la dévorait et lui laissait d'implacables brûlures. Lorsque son regard croisa celui de Philip, elle comprit presque aussitôt l'immensité de son mépris et de son dégoût. Mais elle ne cilla pas et le regarda froidement, comme dénuée d'âme ou de sentiments. C'était un peu comme si son cerveau l'avait laissée en plan, l'abandonnant dans un moment où les émotions pures, dénuées de la moindre raison, devenaient des armes plus affutées que des couteaux. Elle savait déjà qu'elle regretterait longtemps ce moment de sa vie. Mais elle savait aussi qu'il faut parfois accepter de recevoir le tir en plein cœur, parce que la souffrance nous rappelle que l'on est en vie. Lucrèce suivit Philip du regard alors qu'il s’avançait devant eux. L’écho de sa voix lui semblait assourdi, comme s'il lui parlait de loin ou qu'elle avait la tête enveloppée dans du coton. Elle n'entendait rien, ne sentait rien, sinon les battements de son coeur et le souffle de sa propre respiration. Déconnectée du monde, noyée dans un océan de sensations dignes d'un trip de fin de soirée, elle voyait mais ne comprenait pas. Philip se tourna vers elle, la traitant ouvertement de conne. Voire pire. Il jeta un petit paquet de tissu devant elle et elle n'esquissa pas même un geste pour s'en saisir. Elle était comme paralysée par le destin. Ce qui devait arriver arrivait, voilà tout.

Todd saisit le t-shirt, balança une vanne. Philip était déjà là, prêt à partir. Elle batti des cils et cela sembla la reconnecter à la réalité. Elle avait froid, elle avait chaud, mais surtout elle était perdue. Elle se leva de façon presque machinale et porta la main à sa tempe, comme si la migraine la ravageait de l'intérieur. Mais non, ce n'était pas ça. Elle prit doucement le t-shirt des mains de Todd, l'ouvrit devant elle et le regarda en silence. Un pauvre sourire lui déforma la bouche et elle finit par fourrer le vêtement dans son sac à main, posé au pied du canapé. D'un pas lent, elle se dirigea vers Philip, qui avait déjà amorcé sa sortie. Elle passa devant lui, faillit franchir la porte avant lui, mais se ravisa une fois la main posée sur la poignée. Lucrèce se tourna vers lui. Tu étais tellement persuadé que je voyais quelqu'un d'autre. Le simple fait de me voir ainsi, près d'un autre que toi, t'arrache le bide. Elle marqua une pause. Pourquoi t'as pas simplement confiance en moi, Philip ? Pourquoi tu veux absolument que j'aille voir ailleurs ? Parce que t'es qu'un pauvre con à lunettes, incapable de distinguer une mise en scène de collégiens ? Ou parce que t'assumes simplement pas le fait que je tiens à toi et que tu me le rends bien ? Elle se mit à rire tout bas. Pour un ingénieur, t'as autant de réflexion qu'un rat de laboratoire. Tu croyais vraiment que j'allai rester dans une telle situation en sachant que tu allais arriver ? Réveille-toi, chéri. J'ai rien fait de mal. Elle serra son sac contre elle, le désignant d'un geste bref du menton. Mais ta petite crise aura au moins eu le mérite de montrer ce que tu ne veux pas afficher. J'espère qu'un de ces quatre, t'auras le cran d'accepter les choses. On n'a plus dix ans, Philip. Le temps file, les gens avec lui. Lucrèce adressa un petit signe de la main à Todd. Merci, Todd. Au moins j'ai une réponse à ma question. Même si je pense que ça n'a plus grand intérêt maintenant.

Lucrèce actionna la poignée et jeta un dernier regard à Phlip. Que pouvait-elle encore ajouter ? Il venait de faire une démonstration de force. Il venait de prouver devant témoin qu'il accordait de l'importance à leur histoire. J'aurai simplement préféré que tu me le dises, pour ne pas être obligée de te provoquer. J'avais besoin de comprendre et d'être rassurée. Mais je crois que t'es plus doué avec tes drônes qu'avec moi. Et elle partit.
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MessageSujet: Re: faking it (philucodd)   Ven 22 Jan - 12:09

Ignorer Todd était probablement la meilleure chose à faire et Philip avait décidé de s'en aller sans écouter les provocations de son colocataire. Dans tous les cas, il n'avait aucune idée de quoi leur dire, ni à elle, ni à lui. Et alors qu'il s'apprêtait à sortir, Lucrèce arriva devant lui, saisissant la poignée de la porte. Elle se mit à parler et sourcil arqué, il l'observa derrière ses lunettes. Bla bla bla bla. Il ne comprenait absolument rien de ce qu'elle disait. Enfin, si. Il avait compris l'essentiel mais plus elle parlait et lui donnait d'information moins il comprenait. Elle l'avait donc piégé. Volontairement. Pour qu'il la voit collé contre Todd pour finalement lui reproché d'avoir pu y croire. Elle lui reprocha alors encore une fois de ne pas assumer ses sentiments pour elle et c'est à partir de ce moment là qu'elle commença sérieusement à le gonfler ! Bla bla bla, elle avait besoin de comprendre, bla bla bla. Elle disparu derrière la porte. Philip pinça les lèvres avant de se tourner vers son colocataire. Il n'en voulait même pas à Todd. Et en fait, il n'en voulait probablement à personne, pas même à lui même. Il s'avança, s'installant silencieusement dans le fauteuil en face du canapé où son colocataire était installé. " Cette nana est un vrai putain de sketch, " souffla-t-il totalement dépassé par la situation avant d'y trouver finalement quelque chose d'amusant. Oui, c'était l'ironie du moment qui le faisait sourire et rouler des yeux. " Vous avez manigancé ça dans le seul but de m'énerver, et quand effectivement ça m'énerve elle trouve le moyen de retourner la situation à son avantage. Les femmes sont vraiment manipulatrices... C'est effrayant, " dit-il avec un air pensif. Il revoyait la scène dans sa tête et réellement il n'arrivait pas à trouver où il avait chié. C'était Lucrèce qui lui avait mis dans la tête qu'il était possible qu'elle voit quelqu'un d'autre, c'était elle qui avait dit qu'elle voulait un truc sérieux et qu'il n'était probablement pas prêt pour ça, c'était elle qui s'était collée à Todd et il était naturel quand la voyant ainsi, la première réaction de Philip fut de penser qu'elle voyait Todd. C'était stupide. Mais c'était ainsi parce que c'était elle qui s'était arrangée pour le lui faire croire. " Elle me fatigue, " dit-il en se levant du fauteuil pour se diriger vers la cuisine ouverte et plus particulièrement le frigo " Tu veux une bière ? "

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