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Auteur◄ bleu comète. (elliott) [TERMINE]
Babylone Bloomsday
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MessageSujet: bleu comète. (elliott) [TERMINE]   Mar 19 Jan - 22:45

Bleu Comète
babylone & elliott
jusqu'au bout de la nuit, en dessus sans dessous... oui moi ça me rend fou. dans la beauté du sale, dans la beauté du mal, les pouvoirs et le sang qui me poussent et m'attirent. ▬ SAEZ.

t'as le feu en sang, baby. t'as le corps démangé par des milliers d'envies.
t'aimerais le cogner, ce crétin impitoyable et désaxé. t'aimerais l'embrasser jusqu'à le blesser. t'aimerais l'enlacer jusqu'à le briser.
mais tu peux pas. parce que ce serait lui prouver qu'au fond, tu l'aimes bien. qu'au fond, y'a même plus que ça, ce chien. il a réussi à te voler un baiser pour ensuite s'emparer de ton cœur, ce sale voleur.
mais malgré tout, t'enrages parce qu'il ne s'est pas bonifié avec l'âge. t'as le palpitant qui menace d'exploser alors que dans ta tête y'a rien qu'une tempête colorée. le téléphone dans la main, tu repasses les derniers messages que vous vous êtes envoyés. pas de doute : c'est le pire des enfoirés.
quand t'y réfléchis, tu sais même pas pourquoi t'as accepté. vendre ton âme au diable aurait été une meilleure idée. et puis tu te souviens du vide intersidéral de ton porte-monnaie. putain, fais chier.
en plus, avec tout ça, t'es tellement fière que t'as refusé encore et encore les cadeaux hors de prix et forts utiles que ton paternel t'a fait en tentant de t'acheter. dont une voiture de sport magnifique qui aurait rendu pâle de jalousie les plus démunis... alors t'es obligée de te coltiner le trajet à pieds.
un doigt sur l'écran, tu balaies du regard les messages que vous vous êtes envoyés. t'as qu'une envie : l'étriper. chaque texto ne manque pas de toupet, tant il a l'air de te croire à ses souliers.
si t'étais pas si pauvre... ouais. si. mais tu l'es. alors y'a pas à tortiller.
la question la plus primordiale c'est : pourquoi tu continues d'essayer ? de toute évidence, il n'y a qu'une chose qui amuse cet imbécile : se payer ta tronche de désespérée.
maudit cœur qui se laisse dicter, tu penses. un jour, avec ces conneries, c'est bien lui qu'il faudra panser... ce cœur qui t'aura laissé tomber.

tu finis par arriver à destination, l'estomac dans les talons. et t'attends que ça de le voir, ton étalon. tu te maudits d'être si accroc à ce qu'il y a dans son pantalon... et au reste d'ailleurs. d'autant qu'il ne se prive pas pour aller voir ailleurs...
tu prends même pas la peine de sonner ou de t'annoncer ; t'es une habituée. t'attrapes la clé à l'endroit habituel et t'ouvres la porte sans envie ; elliott n'avait pas menti. l'odeur qui règne dans le salon est... indescriptiblement écœurante. il va falloir de l'eau bouillante. et ne parlons même pas du nombre incalculables d'ordures qui jonchent le sol recouvert de parquet. aucun doute : ça va imprégner.
baby se dirige vers la chaîne hi-fi dans une démarche féline, fait comme chez elle ; elle se met à l'aise, la belle hirondelle, attache sa crinière solaire pour avoir de l'air. elle va ouvrir les fenêtres afin de pouvoir respirer même si ce n'est pas l'été.
et elle commence à nettoyer. à récurer. à balayer. il y a du travail pour une semaine au moins, mais la musique l'aide à se concentrer alors qu'elle commence à se déhancher. elle est vraiment belle, baby, quand elle se donne la peine. pour un peu, il ne lui manquerait plus que des ailes. mais pour le moment, elle est dans la demeure hautaine du croquemitaine.
elle se met à chanter avec la musique, et même à gueuler.
- elliott, j'te hais !
qu'elle s'entend crier. pfeuh, c'est même pas la vérité.
et v'là qu'avec tout ça, l'écervelée commence à se déshabiller. la chaleur est étouffante, et que l'image de son adoré la hante. pas de doute : baby est partie. dans ses idylles éveillées elle s'est noyée. oublié, le passé. à la benne, les douleurs étouffées.
aujourd'hui, maintenant, il n'y a que lui. que l'envie, le désir qui la déchirent et qui repoussent les ires. faut qu'elle arrête de penser à ces messages effrontés qu'ils ont échangés. ce qui est fait est fait, même si les derniers ne remontent qu'à quelques minutes effilochées.
parfois, ce débile mental ne se rend pas compte à quel point il peut la blesser. mais elle ne lâchera pas les armes et est bien décidée à se venger. il ne l'aura jamais plus en claquant des doigts ; il n'est plus son roi. à une époque, elle aurait presque tué pour un seul regard amouraché.
mais ça, c'était avant.
aujourd'hui, une lionne est née. aujourd'hui, elle l'a décidé, elle ne va pas succomber...
combien même ce refus va lui coûter et la fait déjà s'embraser.
- t'façon j'suis déjà en train de t'oublier !
qu'elle ajoute, comme si elle était bien pétée. à croire que les vapeurs d'alcool sont parvenues à la toucher.
- et j'te laisserai plus me baiser !
promesse intérieure à peine proférée, elle est déjà prête à la briser.



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MessageSujet: Re: bleu comète. (elliott) [TERMINE]   Mer 20 Jan - 21:46

Je presse le pas. J'accélère. Je marche vite, beaucoup plus vite que d'habitude, pourtant je ne m'en rends pas compte. Non, je suis trop perdu dans mes pensées dont je tairais la nature (dès fois que tu sois une âme sensible). Je slalome entre les gens sans même les voir, je ne fais pas attention à eux, je ne fais attention à rien. Je suis à deux doigts de battre un nouveau record de marche rapide (sans exagération aucune) sans même le remarquer. Je suis trop occupé à penser à elle, à penser aux derniers messages envoyés, à la soirée qui se profile, surtout à la fin de la soirée. Alors, je fonce, je marche comme un dégénéré. Un peu plus et je me mettrais presque à courir comme un con fini. Non pas qu'un mec qui court soit un con hein, c'est pas ce que je veux dire, mais courir dans l'espoir d'arriver plus vite chez moi afin de la voir, ça, c'est sacrément con. Je me dépêche pour elle, le comble du ridicule.

Finalement, mes neurones doivent retrouver leur connexion parce que je réalise enfin que je suis en train de me transformer en Speedy Gonzales. Je la chasse aussitôt de mon esprit, je ralentis au point d'être quasiment à l'arrêt. Je suis à deux doigts de me dire que je vais faire demi-tour et traîner en ville pour ne pas rentrer chez moi de suite, pour ne pas la voir et puis pour (me) prouver que je n'en ai rien à foutre d'elle (idée totalement stupide, bonjour !). Je passe du lièvre à la tortue et un abruti me fonce dedans avant de continuer à avancer comme une fleur, normal, sans pression le mec. Je ne peux pas m'empêcher de lui donner un nouveau petit nom, c'est plus fort que moi, ça sort le plus naturellement possible. « Connard ! » L'enfoiré (oui, j'aime qualifier les cons de toutes les insultes possibles et inimaginables) daigne enfin se retourner, il ne s’excuse pas, non, non, il me jette un regard noir ([il] a les yeux revolvers, [il] a le regard qui tue !). Je fais le malin et je lui lance aussi un regard plein de haine. Le mec il ne fait pas attention (non, je ne suis nullement fautif, j'ai le droit de m'arrêter en plein milieu d'un trottoir bondé, je ne vois pas où est le problème ?!), il me fonce dedans et je devrais fermer ma gueule. Il ne veut pas que je m'excuse, non plus ? Bref, je me la joue aussi con que lui et il finit par reprendre sa route. Très honnêtement, je ne vais pas m'en plaindre, le mec il faisait deux fois ma taille (non, je n’exagère toujours pas), il m'en aurait foutu une, j'aurais fait trois saltos arrière avant de me ramasser comme une merde sur le bitume.

Je reprends ma route à vitesse d'escargot. Non, je ne suis pas pressé de la voir. En fait, je ne veux pas spécialement la voir du tout, si j'ai eu un instant de speed tout à l'heure, c'était juste pour éviter qu'elle débarque comme une fleur à la maison. Question de principe, je n’aime pas qu'on visite mon appart quand je ne suis pas là, puis elle pourrait fouiner dans mes affaires (mais bien sûr, on y croit !). Bref, j'avance lentement, sauf que je ne vais pas non plus faire le tour du quartier pendant un siècle dans l'espoir de la chasser de mon esprit, donc je finis bien par arriver devant l'immeuble. Je monte avec beaucoup plus d'empressement que ce que je voudrais, putain, je me désespère.

Je passe la porte, je m'engouffre dans le duplex (merci papa, merci maman). Je la repousse du pied, je pose mes clés sur la table de l'entrée, ma veste valdingue sur une chaise un peu plus loin et mes chaussures finissent en plein milieu du couloir. Bordélique et réglé comme du papier à musique, je suis comme les vieux, j'ai mes petites habitudes et impossible d'y déroger. « Baby ? » que je gueule en plein milieu du salon. Silence. Haha. J'ai marché le plus lentement possible et elle n'est même pas encore arrivée. Sérieux ? Je répète son prénom et si tu tends l'oreille, tu peux très nettement percevoir une pointe de déception. De la déception ? No way ! Au final, je m'en tamponne. 'fin, je suis quand même à deux doigts de lui renvoyer un message, mais on ne dira rien. 'tain, mais je suis minable, ridicule. Profondément ridicule même ! Le pire ? Je commence à tourner dans l'appart comme un abruti (pas au sens propre hein, je ne fais pas vraiment le tour de mon appart, je suis con, mais quand même !) et mon regard ne cesse de se diriger vers la porte d'entrée. Mais elle fout quoi ? Je commence à râler tout seul, je souffle, je soupire et je marmonne tout seul. « Elle me saoule ! » Vraiment ?

Pour passer le temps, je monte à l'étage bien décidé à la chasser de mon esprit. J'ai l'impression d'être un putain d'adolescent puceau qui attend d'apercevoir la nana dont il est totalement inlove depuis un siècle, mais à qui il n'a jamais osé adresser la parole. Bordel, c'est qu'une femme de ménage. Vraiment (bis) ? Oui ! C'est une nana qui récure la crasse des autres, c'est tout, rien de plus. Je veux juste qu'elle arrive pour tout ranger avant la soirée. (Je t'interdis de faire le moindre commentaire, je suis vraiment en train de me convaincre et d'essayer de te convaincre par la même occasion, donc tu te tais et tu approuves.) Je file sous la douche, je laisse perler l'eau brulante sur mon corps, mais même ça, ça ne parvient pas à me la chasser de l'esprit. Elle a décidé de poser ses valises dans ma tête et elle n’a pas l'air de vouloir dégager. Elle m'énerve. Elle me saoule. Putain, mais qu'est-ce qu'elle me gonfle. (Tu peux ajouter ici toute phrase du même style qui pourrait montrer que cette nana me sort par les yeux.)

Les minutes passent et je reste sous ce flot incessant même si ça ne m'apaise pas le moins du monde. Le son de la musique me ramène à la réalité. C'est plus fort que moi, je souris. Elle est (enfin) arrivée. Gosh. Je suis ridicule, ri-di-cu-le ! Je m'empresse de finir de me doucher, Speedy Gonzales s'empare à nouveau de moi. Ce n’est pas possible, je deviens minable en sa présence. Je sors de la cabine de douche, un putain de sourire à la con scotché sur mon visage (et sinon, j'arrête de jouer l'ado débile à partir de quand ?). Alors que je suis en train de me battre intérieurement contre moi-même, mission mettre ko la partie un peu trop accroc de la demoiselle, je l'entends gueuler « elliott, j'te hais ! » Mon sourire s'élargit un peu plus. Je n’y crois pas une seule seconde, elle doit me détester autant que je la déteste, donc à un taux élevé, oui, mais un taux qui ne tient absolument pas la route. Sérieusement, on doit vraiment avoir l'air aussi débile l'un que l'autre. Couple de bras cassés. Couple ? Non ! Euuuh... J'ai pas de mot pour nous décrire, on est juste des bras cassés, pas besoin de nous définir. Je jette un regard dans mon reflet dans le miroir, plus par réflexe qu'autre chose, je me passe la main dans mes cheveux trempés. Je tente de prendre mon temps le plus possible. Non, je ne vais pas courir jusqu'à elle. Non, je ne vais pas me presser. Je me fais du mal tout seul, c'est désespérant (pour la millième fois !).

Je pars dans la chambre accolée à la salle de bain, je fouine parmi mes nombreuses affaires (pire qu'une nana) à la recherche d'un truc bien précis. Si j'étais plus organisé, ce serait plus simple, mais je ne le suis pas, alors on fait avec les moyens du bord. Je rage contre moi-même, contre mon manque d'organisation quand la voix de la blonde me parvient à nouveau. « T'façon j'suis déjà en train de t'oublier ! » J'hausse un instant les sourcils et je marmonne plus pour moi-même. « Menteuse... » Non, elle n'est pas en train de m'oublier (elle n'a plutôt pas intérêt) et je ne la laisserai pas faire de toute façon. Je vais tellement m'infiltrer dans toutes les parties de sa vie qu'elle ne pourra pas me chasser ni de celle-ci ni de son esprit. Fierté mal placée. À moins que ce soit autre chose ? Non ! Hors de question. Le clou du spectacle finit par arriver. La cerise sur le gâteau. La blague du siècle. « Et j'te laisserai plus me baiser ! » Cette fois, je ris doucement, elle ne peut pas le percevoir de là-haut, mais je me marre comme un con. Ah ouais ? Elle ne me laissera plus la baiser ? C'est ce qu'on va voir. J'abandonne l'idée de trouver ce que je cherchais, j'attrape mon téléphone et je me presse jusqu'aux escaliers vêtu d'une simple serviette autour de ma taille. Les gouttes d'eau perlent le long de mon corps et je laisse des traces d'eau sur mon passage. J'ébouriffe à nouveau mes cheveux, réflexe stupide. Elle veut se la jouer petite vierge prude ? On va voir ça. Je prends une démarche assurée (comme toujours, mais là, je trouvais la précision essentielle). Je scotche un magnifique sourire Colgate sur mon visage, bien décidé à faire voler sa pseudo résolution. Je descends les escaliers en colimaçon qui mènent en plein milieu du salon en vitesse.

...

...

Et c'est le drame. Adieu la posture de pur beau gosse. Adieu l'arrivée de Dieu vivant. Bonjour la honte de l'espace. Je ne sais pas comment je m'y prends, je finis par glisser sur le carrelage (quelle idée de se balader trempé aussi). Je fais une chute vertigineuse, mon téléphone quitte mes mains et part s'exploser contre le mur en face des escaliers. Ma tête manque de faire une rencontre violente avec le mur. Ma serviette se fait à moitié la malle. J'arrive tête la première comme une putain de merde. Je te passe le cri super viril qui s'échappe de mes lèvres au moment où je rencontre le sol, mais tu vois l’idée. Bref, la honte. J'entends presque les acclamations du public et les notes du jury. Alors pour la technique ça sera 6, ce n’était pas le top, il faudrait mieux agencer vos jambes la prochaine fois. Niveau artistique, en revanche ça vaut bien un 8, la mise en scène, pas mal ! Bordel, trêve de plaisanterie. J'ai une soudaine envie de faire un avec le sol pour disparaître... Je ne tente même pas de me relever, en vrai, je douille vraiment. Il paraît que le ridicule ne tue pas, tu parles !
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MessageSujet: Re: bleu comète. (elliott) [TERMINE]   Jeu 21 Jan - 11:41

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jusqu'au bout de la nuit, en dessus sans dessous... oui moi ça me rend fou. dans la beauté du sale, dans la beauté du mal, les pouvoirs et le sang qui me poussent et m'attirent. ▬ SAEZ.

malgré la musique, elle entend les pas d’un elliott qui rapplique. elle en est presque choquée, bouleversée. comment réagir ? comment s’en sortir ?
il ne l’a sans doute pas entendue. ses mots demeureront inconnus. du moins, elle s’en persuade, et dans ses cheveux elle fait des torsades. dans son cœur, y’a une tornade, parce qu’il bat fort, son myocarde.
elle n’prend même pas la peine de se rhabiller ; c’est qu’une façon de se tester. ainsi dévêtue, elle se montres à nu. pas de déconvenues ; ils ne sont plus des inconnus. elle continue à astiquer, à récurer, faisant mine de ne pas avoir remarquer son pas pressant, son pas d’adolescent.
et puis y’a un gros boum qui fait écho à son cœur qui tambourine. elle se retourne pour voir elliott qui rumine. et même si elle est inquiète, la baby, elle peut pas s’empêcher d’éclater de rire. voir ce crétin finit dans une posture aussi démunie, ça n’a pas de prix. elle voit dans ses yeux toutes les ires qu’il prévoit de lui faire subir ; il n’apprécie pas, le salaud de ces dames, d’être privé de son âme.
la blonde, oubliant presque sa propre tenue, va s’enquérir de l’ingénu.
- ça va, elliott ? tu as mal ?
quelle question, bien sûr qu’il a mal ! et ne parlons pas de son égo de mâle… miss bloomsday se rend compte petit à petit de la tenue d’adam dans laquelle se trouve le chenapan (oui, cette expression est plus vieille que sa grand-mère, et sans doute encore davantage que son arrière-grand-mère ; faut vivre avec son temps, mais putain qu’est-ce que c’est dur !)
alors elle pouffe encore, refusant de se moquer sans pour autant pouvoir s’en empêcher.
- tu veux peut-être que je m’occupe de te nettoyer à nouveau ?
elle demande, d’une voix pleine de sous-entendue. et puis, elle se plaît à le taquiner, tout en sachant qu’il va l’en blâmer.
- c’est pour moi que tu t’es dépêché comme ça ?
elle sourit mais n’ajoute rien de plus, baby. elle l’aide à se relever, non sans regarder. elle connaît le corps de son amant par cœur, tout comme son odeur. elle aime bien le voir avec sa tignasse ébouriffée dans laquelle elle brûle de passer ses mains vernies de violet.
puis d’un coup, baby se souvient des messages incendiaires. des messages qui ne datent même pas d’hier et qui sont encore frais dans son esprit sanguinaire. hors de question que je sois gentille avec lui ; peu importe ce qu’il a promis, pense-t-elle. ce serait se rabaisser, oublier qui elle est.
alors elle le laisse tomber en retroussant le nez. elle retourne plonger ses mains dans l’eau savonneuse, loin d’être heureuse.
- quel bordel ici. je suppose que je devrai venir demain aussi ?
elle prend la peine de demander, piquante et agacée. elle n’a pas envie de s’engueuler, mais hors de question d’être dominée.
d’un coup, elle pense à son paternel. la douleur restera sans doute éternelle. elliott, il est un peu pareil ; des fois, baby en vient à se demander s’il a du respect pour elle. parce qu’elle sait que l’idiot va butiner d’autres fleurs, qu’il n’a que faire de piétiner son cœur. et d’un côté, elle sait qu’elle se met des œillères car elle serait tout autant incapable de lui demeurer fidèle. c’est un serpent qui se mord la queue : elle va voir ailleurs pour oublier qu’il ne peut se contenter de sa belle. et lui va voir ailleurs parce que…
c’est là toute la question.
babylone, qu’est-ce que t’es conne.
t’as cédé à un enfoiré qui t’a brisée. et voilà que tu le remplaces par un autre, pour qui tu demeures dans un statut indéterminé.

peut-être qu’elle devrait le regarder et simplement le lui demander :
dis, elliott… je suis quoi, moi, pour toi ?
pfff. comme si elle pouvait le lui demander ; de toute façon, elle a trop de fierté. puis comment elle réagirait, s’il lui disait qu’il ne pouvait pas l’aimer ?
fondre en larmes devant un mec comme ça, ça ne se peut pas. elle l’imagine déjà se moquer, arguer : quoi, t’as vraiment espéré ?. et son myocarde se tord à cette simple idée. hors de question qu’elle essaie.
elle lui jette un regard, un tantinet désespéré. pour elle, il ne semble avoir aucun égard. la sylphide craint des paroles acides. dans ses prunelles marines perlent des étoiles de pluie. elle déglutit, chasse ces pensées négatives dans l’oubli.
- ça va, sinon, la vie ?
elle demeure retournée, les mâchoires crispées.
- et les amours ?
question fatidique qu’elle ne peut s’empêcher de poser. elle cesse de s’agiter, les prunelles fixées sur le canapé. et puis elle refuse finalement que la discussion prenne des tournants dramatiques ou désespérés. alors elle plaque un sourire inadapté sur ses lippes rosées.
- bon, je suppose que même si t’es là, tu risques pas de m’aider ? et t’as prévu de me parler de cet after qui me fait baver ?
elle le regarde, son myocarde s’évade. elle tuerait pour être l’objet seul de ses pensées. elle tuerait pour qu’il fasse davantage que la désirer.
et elle se plaît à penser : et si j’étais restée avec mon père, cet être ignoble qui n’est même pas noble, notre histoire aurait-elle été claire ? aurait-elle cessé de nager dans des eaux troubles, dans des eaux viciées ? mais demeurer avec lui n’était pas envisageable ; si elle avait pu, elle aurait volé un dirigeable simplement pour s’en éloigner. pour autant, tout ce luxe et cette facilité viennent souvent lui manquer.
- vous avez toujours votre vieux piano ?
boum. boum. l’espoir pointe le bout de son nez, le cœur hanté par l’espoir d’à nouveau y toucher. ça fait longtemps que, pour lui, elle n’a pas joué. peut-être même des années.


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MessageSujet: Re: bleu comète. (elliott) [TERMINE]   Jeu 21 Jan - 22:28

hj:
 

Je bouillonne. Je l'entends se foutre ouvertement de ma gueule et ça me fait rager, bien plus que le fait de m'être étalé comme une merde. Je serre les poings, je garde le regard rivé sur le sol alors que la haine prend le dessus. Je suis énervé en plus d'être sacrément amoché. Ma vision se trouble, durant un instant j'ai la tête qui vacille et une soudaine envie de dégueuler. Je ferme les yeux, je ne fais pas attention à Babylone, je me sens assez mal inutile d'en rajouter une couche. Je l'entends vaguement s'approcher et me marmonner quelques mots totalement stupides. « Ça va, Elliott ? Tu as mal ? » Très franchement, le top de la forme. Je m'apprête à aller faire un petit marathon, je n’ai jamais été aussi bien de ma vie. Elle se fout de ma gueule ou quoi ? Je secoue un instant la tête pour la chasser de ma tête et dans l'espoir de la chasser tout court d'ailleurs, mais (malheureusement) je ne possède pas ce super pouvoir. Dommage, ça me serait carrément utile là tout de suite. Je n'ai pas besoin d'un public, pas maintenant, pas alors que j'ai l'impression d'être passé sous un camion et que ma vision est beaucoup trop trouble. Putain de choc à la con. Malgré la douleur, malgré l'envie de vomir (et le désir de lui dégueuler dessus pour qu'elle rigole moins), je relève la tête et je la fusille du regard. Je balance d'un ton sec et froid. « Ça va. » Expéditif. Je ne veux pas m'étaler, je veux juste qu'elle dégage et continue à faire ce qu'elle faisait avant que je débarque. Il est absolument hors de question de lui dire que non, ça ne va pas du tout, que je me sens comme une merde. Je ne lui ferais pas le plaisir de pouvoir (encore) se marrer. Faut croire qu'elle n'a pas besoin de moi parce qu'elle rit à nouveau et j'ai envie de lui exploser la tête contre le mur. Je ne suis pas du genre violent, je t'assure, mais là... Là, je voudrais bien lui faire fermer sa putain de gueule et faire disparaître son rire qui m'énerve. « Tu veux peut-être que je m’occupe de te nettoyer à nouveau ? » Nouveau regard noir, je suis tellement sur les nerfs que je ne perçois pas le sous-entendu ou alors, je ne veux pas le percevoir. Au final, ça revient au même, je ne m’en rends pas compte et ça m'énerve trois fois plus. Elle m'énerve dès qu'elle ouvre la bouche. Non, pire, elle m'énerve dès qu'elle respire (oui, tu noteras que c'est un brin problématique, juste un brin !). « C’est pour moi que tu t’es dépêché comme ça ? » Sérieusement, elle ne se la ferme jamais. Je soupire. Je voulais qu'elle vienne et maintenant qu'elle est là en face de moi, j'ai qu'une envie : la renvoyer chez elle et lui balancer que je voulais juste lui faire perdre du temps (et de l'argent !). Mais ce ne sont pas ces mots qui sortent de ma bouche, pas vraiment. « Va te faire foutre. » L'amabilité version Elliott Ellans. Elle s'approche, elle m'aide à me relever et je me dégage prestement (à peu près au même moment où elle se dégage, à croire que l'on est synchronisé). Non, mais elle a cru que j'étais un assisté ? Je me pose un instant dans les escaliers, l'envie de vomir commence petit à petit à disparaître. Hallelujah.

Pendant ce temps, elle s'éloigne, elle retourne à son ménage et je ne vais pas m'en plaindre. Je ne la paye pas pour qu'elle se foute de ma gueule. Alors qu'elle me tourne le dos, je tente de me remettre sur mes pieds, j'ai la jambe qui me lance, mais rien d'insupportable ('fin si, j'ai perdu toute ma dignité et ça, c'est sacrément emmerdant. Si tu la retrouves, je t'en prie, ne fais pas ta pute et ramène-la-moi !). J'ai l'impression d'être un poulain qui vient de naître et qui galère à tenir sur ses pattes, c'est minable (et très franchement, là, ça n'a rien de mignon). Je replace la serviette sur ma taille, je pourrais la laisser valser sur le sol, ouais, je pourrais, mais je ne compte pas lui faire ce plaisir. Pas aujourd'hui, pas maintenant, pas après ses rires. Je me traîne jusqu'à la cuisine, pendant qu'elle me lance. « Quel bordel ici. Je suppose que je devrais venir demain aussi ? » En d'autres circonstances, je lui aurais probablement fait du rentre-dedans. Je lui aurais balancé un truc plein de sous-entendu. Je lui aurais certainement dit que de toute façon, je ne comptais pas qu'elle parte, pas ce soir, pas après ce que j'avais prévu. Ouais, probablement. Sauf que là, mon ego en a pris un sacré coup et j'ai encore la haine. Alors, je ne compte pas lui sortir les violons (non pas que ce soit mon style d'habitude de toute façon), mais je suis bien décidé à lui en envoyer plein la tronche en revanche. Fierté, mal placée. Fierté à la con. « Pas vraiment non. En fait, tu dois finir avant ce soir. » J'attrape un verre, je me sers de l'eau avant de rajouter. « La soirée, tu te rappelles ? » Celle à laquelle je ne compte pas t'inviter parce que tu es trop pauvre. Celle à laquelle je ne m'afficherai jamais en ta compagnie parce que tu es la femme de ménage. Celle à laquelle tu seras, uniquement parce que j'ai besoin de toi et certainement pas dans le sens où tu es vitale à ma vie, non, non, j'ai besoin de toi pour nous servir mes potes et moi. J'ai besoin de toi pour que tu puisses voir que je vais m'éclater avec d'autres nanas juste sous tes yeux. J'ai besoin de toi pour te pourrir jusqu'à ce que t'en puisses plus et que tu décides de dégager, à moins que tu décides de rester par fierté et là, crois-moi, je compte encore plus appuyer là où ça fait mal. J'ai besoin de te faire espérer qu'il se passera quelque chose, avant de passer la nuit dans les bras d'une autre. Ça fuse dans mon esprit, pourtant je ne dis rien. Je pourrais, je devrais sûrement même, mais je n'en fais rien. Ne va pas t'imaginer que je cherche à la protéger, à la prendre avec des pincettes, ce n'est pas du tout cela. Je connais son caractère de feu, je sais que si je la pique trop, elle peut très bien tout remballer et m'envoyer royalement chier. Je sais qu’il y a quelques instants je disais que j'avais qu'une envie, qu'elle disparaisse, sauf que j'ai besoin que cet appart' soit rangé pour ce soir. Je pourrais le faire, mais très franchement, je préfère laisser faire les pros (en gros, je n’ai pas envie de me faire chier, alors que je peux la payer pour le faire). Je porte le verre d'eau à mes lèvres et je le descends d'une traite (Cul sec. Il est des nôôôôôôôtres, il a bu son verre comme les auuuuuutres). Une fois fait, je le pose dans l'évier et j'attrape une bière dans le frigo. Le verre d'eau, c'était pour le vertige de tout à l'heure, la bière, pour le plaisir. Sans même m'en rendre compte et plus par automatisme, j'attrape une tasse et je la mets sous la machine à café que je mets en route. Ce n'est pas pour moi, c'est pour elle parce que je sais qu'elle apprécie le café plus que bien d'autres choses. C'est une attention que je fais sans même le réaliser. C'est une preuve de plus qui contredit tout ce dont j'essaie de me persuader. Fuck.

Sa voix me ramène une fois de plus à la réalité. « Ça va, sinon, la vie ? » Je jette un regard à la tasse de café dans ma main, un autre à l'évier et je la déverse dans ce dernier (réaction totalement stupide, mais no comment). Je me retourne alors et j'hausse un sourcil. Elle délire ? C'est quoi cette question ? Je n'ai pas le temps d'ajouter quoi que ce soit, elle enchaîne et c'est pire encore. « Et les amours ? » Cette fois, ce n'est plus mon sourcil qui cherche à décoller, ce sont mes yeux qui s'agrandissent. Euh... On m'explique ? Elle ne me laisse pas le temps de répondre, elle enchaîne à nouveau (bordel, cette nana est un vrai moulin à paroles ! Elle n'a pas capté qu'une conversation, ça se fait à deux et qu'au bout d'un moment, il faut qu'elle la ferme ?) « Bon, je suppose que même si t’es là, tu risques pas de m’aider ? Et t’as prévu de me parler de cet after qui me fait baver ? » Non et non. Non, je ne compte pas l'aider. Je serais plus d'avis à lui donner encore plus de boulot. Et non, je ne compte pas lui parler de l'after qui la fait tant baver. Je me pose sur un tabouret qui donne sur le bar, ce qui me laisse tout le loisir de l'observer. Mon regard daigne enfin la voir vraiment et je capte sa tenue (temps de réaction, zéro). Euh, what ? Elle est sérieuse ? Je détourne un instant le regard, je décide d'observer très attentivement la bière que je tiens dans ma main (on ne sait jamais, elle cache peut-être des secrets insoupçonnés. Logique si ce sont des secrets, tu me diras). Je fuis la courbe de ses formes et je siffle presque. « L'after tombe à l'eau. Tu l'as dit toi-même, tu ne veux plus baiser avec moi. » J'utilise contre elle ses propres propos. Elle s'est vendue toute seule en parlant de l'after, elle n'aurait pas dû. « Puis, avant que t'arrives, j'ai ma nouvelle copine qui m'a appelé. Elle vient ce soir. Du coup, je pense que je risque d'être un peu trop occupé, si tu vois ce que je veux dire. » Mange ça. Ce sont des mensonges, mais elle n'est pas censée le savoir. « C'est une nana friquée. » Ça c'est gratuit et méchant, je le sais, mais au final, ça me détend. Ça lui apprendra à se foutre de ma gueule. Oui, bon, c'est vrai, je n'agis pas uniquement à cause de cela, mais en partie tout de même. Je ne supporte pas qu'elle prenne le dessus. Je sais, ça ne devrait pas être un jeu, ça ne devrait pas être à celui qui arrivera à faire en sorte que l'autre se la ferme, pourtant, j'ai un peu trop tendance à le prendre comme cela. C'est tellement plus simple de la blesser, de la dominer que de m'avouer... M'avouer quoi ? Je n'ai strictement rien à m'avouer puisqu'il n'y a rien et qu'il n'y aura jamais rien. C'est une femme comme j'en côtoie beaucoup d'autres. Une femme avec laquelle je m'amuse, point.

Paf. Elle m'apporte presque le final sur un plateau d'argent. « Vous avez toujours votre vieux piano ? » Je bois une gorgée de ma bière, j'attrape un des paquets de clopes qui traîne et je m'en allume une. Je secoue doucement la tête, mes gestes sont doux, mes propos, eux, sont tranchants. « T'es pas là pour jouer l'apprentie pianiste. » Retour à la réalité, Baby. Réveille-toi, bordel. J'ajoute en la désignant d'un coup de tête. « D'ailleurs, rhabille-toi. Des potes pourraient passer, je voudrais pas qu'ils s'imaginent n'importe quoi. » Bam. Ce n'est pas tout à fait vrai, du moins en partie, mais ce n'est pas l'unique raison. Je veux surtout éloigner la tentation. Je quitte d'ailleurs le tabouret, ma bière dans une main, ma clope dans l'autre et je me pose à quelques mètres d'elle, suffisamment loin pour éviter de m'en prendre une.
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MessageSujet: Re: bleu comète. (elliott) [TERMINE]   Sam 23 Jan - 16:35

Bleu Comète
babylone & elliott
jusqu'au bout de la nuit, en dessus sans dessous... oui moi ça me rend fou. dans la beauté du sale, dans la beauté du mal, les pouvoirs et le sang qui me poussent et m'attirent. ▬ SAEZ.


oh mais putain, quelle conne.
dès que les mots s'évadent de sa bouche, babylone, elle voit bien qu'elliott ne prend pas les choses sur le même ton. elle constate, de l'amertume sur le bout de la langue, à quel point il est vexé et son égo atrophié que son rire ait éclaté.
elle a simplement pas pu s'en empêcher.
sauf qu'il faudrait la menacer de bien des choses pour qu'elle daigne s'excuser ; surtout après toutes les saloperies qu'il lui a dit dans des messages qui l'ont blessée.
et pourtant, elle espérait, la naïve, l'ingénue, que tout se passe bien ; que la hache de guerre soit, pour une soirée, enterrée. il ne dit rien, demeure aussi impassible que le calme avant la tempête, ce qui a pour effet de la faire se crisper.
parce que baby, elle le connaît. les prunelles perdues dans le vague, elle en vient à se souvenir de quelques bribes du passé. de ces moments où la gamine tentait de lui substituer son jouet et où elliott, les larmes envahissant ses grands yeux, se retenait de pleurer ou de l'incendier. elle se souvient aussi de cette fois où cet imbécile s'était empressé de claquer la porte pour l'enfermer alors que les doigts fins de l'enfant se trouvaient dans l'embrasure. elle a perdu un ongle, cette fois là. elle lui en a voulu, lui aurait bien fracassé la tête sur du verglas. mais quelque part, il y a des moments maintenant dans sa vie d'adulte qui lui font regretter ces évènements qui n'ont d'existence que dans leurs pensées.
elle passe une main dans ses cheveux dorées, une moue désabusée sur son faciès dépité.
et la tempête se déchaîne. ça va, qu'il lui dit. ça va.
non, ça ne va pas. elle l'entend dans sa voix. et là, c'est le coup de poing dans l'estomac pour baby. elle se souvient de cette nuit où son ex-fiancé l'avait piégée. où ses bras, bien que libres, étaient comme prisonniers de chaînes. aucune illusion : avec son rire moqué, quelque chose vient de se briser. et la blonde ne redoute que l'instant où il explosera ; ça n'attendra pas la nuit.
elle ne voit plus rien, babylone la conne. des mots s'échappent de sa bouche sans qu'elle n'y prête attention. parce qu'elle le pique, prépare sa propre pendaison.
- va te faire foutre.
ah. ok.
les poings serrés, elle le laisse à moitié tomber lorsqu'elle le tenait pour l'aider à se relever.
elle s'éloigne, retourne à son emploi. va. te. faire. foutre.
quatre petits mots qui, avant aujourd'hui, n'avaient jamais été employés que pour la taquiner. jamais avec cette froideur, jamais avec ce regard qui lui glace le sang alors qu'elle se meurt.
les souvenirs insidieux reprennent place dans son esprit auparavant radieux. l'abus. la violence. la démence. le mutisme. la présence d'elliott à ses côtés alors qu'elle se sentait abandonnée.
ça devrait la rendre triste (et ça le fait, un peu) mais c'est surtout la colère qui monte.
qui monte et qui monte. plus de raison d'avoir honte. ses phalanges la démangent. lui refaire le portrait serait douloureux des deux côtés, mais qu'est-ce que ça lui plairait !
l'agressivité est présente dans sa voix alors qu'elle semble inconsciente de ce qu'elle dit ; c'est un maelstrom incompréhensible dans sa tête, dans son être. alors si elle semble sourde à ces paroles qu'elle débite, elle entend pourtant les réponses cinglantes d'un elliott qu'elle se plaisait à aimer et qu'elle commence à détester.

il est parti dans la cuisine ; baby ne fait déjà plus attention à lui ni à son ménage. elle est en nage. ça vrombit dans sa poitrine. encore une fois, des paroles désintéressées, des paroles qu'elle ignore prononcer, pénètrent dans l'air vicié par la rage et la hargne difficilement contenus.
dire qu'à une époque, ils se sont connus...
elle ne sait même pas comment elle fait pour parler ; sa voix ne tressaute même pas alors qu'elle aimerait le tuer.
va. te. faire. foutre. qu'elle entend encore. encore. encore. va. te. faire. foutre.
ça ne la touche même pas lorsqu'il retourne ses paroles contre elle, concernant le fait qu'elle ne voulait plus qu'il la touche et plus si affinités. pourtant, elle trouve quand même la force de rétorquer, des fourmis dans tous les membres :
- non, c'est clair ; je veux plus que tu me baises. pour les autres, je dis pas.
aucune chaleur dans les prunelles azurées de la blonde loin d'être écervelée. elle n'a jamais été dans un tel état. je suis hors de moi.
et là, la bombe. le terroriste vient briser son cœur en milliards d'étoiles. peut-être que le ciel n'est, au final, que constitué de ça ? de tous ces myocardes qui, d'un marteau, ont été frappés, déversant leur poussière dans l'étendue céleste ?
- puis, avant que t'arrives, j'ai ma nouvelle copine qui m'a appelé. elle vient ce soir. du coup, je pense que je risque d'être un peu trop occupé, si tu vois ce que je veux dire.
ah. ok.
là, elle est partagée. les larmes incendient ses yeux, expulsant tout le bleu de ses yeux. elle a envie de le frapper, d'éclater... mais elle a peur. parce que si elle vient à parler, il y a de grandes chances qu'elle se mette à pleurer. mais le pire, c'est pas ça. non, le pire...
- c'est une nana friquée.
encore ça. ce sujet qui ne s'est jamais envolé. elle pensait pas réussir baby, mais elle rit.
vous savez, ce genre de rire qui vous met mal parce qu'on comprend toute la détresse, toute la tristesse qu'il y a derrière ?
baby, elle le fixe. elle s'approche, envahit son espace vital.
- tu sais quoi elliott ? tu me déçois. je dirai même que tu me fais pitié. je vois même pas pourquoi j'irais m'énerver contre un mec comme toi... t'as pas de personnalité. pas de profondeur. y'a que ton petit monde de bourge qui compte.
elle est froide, les yeux envahis par des milliers d'étoiles. elle voit flou, elle ne le voit qu'à peine d'ailleurs ; mais ça compte pas. même s'il se moque de ces larmes qui s'échappent de leurs frontières, elle n'en a rien à faire.
- qu'est-ce que j'ai été conne... pfff, j'en reviens pas.
nouveau rire.
- quand j'ai été violée, t'as été là. quand j'ai pris ma première cuite, t'as été là. quand j'ai fais ma première fois, la vraie première, celle qui a compté... c'était avec toi. mais toi, tu m'as jamais vu, hein ? j'ai juste été une nana comme ça... j'aurais dû m'en douter. le pire, je pense, c'est que je pensais que tu me comprenais. que tu avais pigé pourquoi j'avais fait le choix de renier la richesse, même si c'est putain de dur, juste parce que justement moi j'ai ma fierté. parce que je peux pas rester avec un mec qui m'a vendu comme du bétail. mais non, toi tu comprends rien. tu restes dans ton petit monde, avec tes œillères à la con. t'as raison, restes-y.
elle pose son chiffon sale dans les mains du gamin.
- j'suis peut-être pas là pour jouer l'apprentie pianiste, mais je pensais que tu m'estimais un peu... qu'on était amis. débrouilles-toi pour tout ranger, débrouilles-toi pour continuer d'exister. ta vie, j'en ai plus rien à carrer. je téléphonerai à tes parents pour leur dire que plus jamais je ne reviendrai. restes dans ta merde pauvre con.
elle n'a pas le temps de voir le petit manège de provocation du garçon. elle tourne les talons, prête à quitter la maison.
dehors, y'a un arc-en-ciel. elle le regarde par la fenêtre de la porte, persuadée que les morceaux de son cœur déchiqueté sont arrivés pour le composer.



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MessageSujet: Re: bleu comète. (elliott) [TERMINE]   Sam 23 Jan - 20:47

Encaisse, mec, encaisse et ne dis rien. Elle n'en vaut pas la peine. Tais-toi. Laisse-la partir, c'est ce que tu voulais, non ? Tu voulais qu'elle parte, tu voulais la rabaisser au point qu'elle se sente comme une merde. Tu voulais l'envoyer chier parce que c'est tout ce que tu sais faire. Avoue-le, bordel, tu préfères la rabaisser parce que c'est beaucoup plus simple que de faire face à ce que tu ressens vraiment. Inutile de mentir, tu le sais très bien. Tu sais que si tu agis comme un triple con avec elle, ce n'est pas parce que c'est dans ta nature (et Dieu sait que tu peux vraiment être un con pourtant). Non, ce n'est pas ça. Si tu joues à l'enfoiré de service avec elle, c'est parce que de cette manière tu la tiens loin de toi, loin de ce que tu peux ressentir. Inutile de le nier, c'est tellement évident. Tout le monde le voit, tu dois être le seul à tenter de continuer à te mentir comme ça. C'est tellement plus simple, ça te rassure, hein ? Tu te sens mieux ? Tu te sens mieux maintenant qu'elle abandonne, qu'elle lâche tout, qu'elle te lâche ? Mais bordel, souris, c'est ce que tu voulais ! Vas-y, souris, sois heureux, elle se casse. Elle part. Arrête de penser qu'elle reviendra, mec, elle ne reviendra pas, jamais. Bah pourquoi, t'es triste ? Ce n’est pas ce que tu voulais ? La femme de ménage disparaît de ta vue, disparaît de ta vie. Elle abdique. Plus besoin de t'afficher avec une moins que rien. Plus besoin de faire semblant (enfin, semblant, tu vois ce que je veux dire). Bah, quoi ? Ça ne te fait pas plaisir ? T'encaisses pas le coup ? T'as pourtant réussi. Un point pour toi. Zéro pour elle. En quelques mots, tu as réussi à la mettre K.O. Tu as réussi à ce qu'elle se la ferme, qu'elle abandonne. La partie est gagnée, félicitations. Bravo, tu as réussi à faire fuir la seule nana qui comptait pour toi. Quoi, elle ne comptait pas pour toi ? Haha. Laisse-moi rire, mec, si elle ne comptait pas, pourquoi ça te fait aussi chier ? Pourquoi t’as la haine comme ça ? Ne me dis pas que c'est parce qu'elle ne s'est pas rabaissée au point de faire le ménage pour toi, tu serais le seul à y croire. Tu as la haine parce que tu as toujours cru qu'elle resterait envers et contre tout. Tu as toujours cru que tu pourrais toujours tout faire d'elle. Tu as cru que tu contrôlais tout, hein ? Mais tu t'es complètement planté. Tu t'es planté en beauté même et tu as tellement de fierté que tu vas la laisser partir. Mais vas-y, continue, tu creuses ta propre tombe. Vas-y, laisse la faire, continue à jouer au con, bientôt, elle ne voudra même plus te faire face. Enferme-toi dans ta vanité. De toute façon, c'est tout ce qu'il va te rester.

D'un mouvement de tête, je chasse tout ça de mon esprit. J'ai la haine, je la sens qui s'infiltre dans toutes les parcelles de mon corps. J'ai les larmes aux yeux, pas de tristesse, non, mais de colère. J'entends ses propos tranchants qui résonnent en moi. J'entends encore toute sa haine se déverser et bordel, ça fait mal. Tu me fais pitié. Comment ça je lui fais pitié ? C'est moi qui devrais avoir pitié d'elle, d'elle et de sa misère sociale. D'elle qui est obligée de récurer la merde des autres pour vivre. Je resserre ma prise sur ma bière, comme si ça allait m'apaiser, comme si ça allait tout arranger. Que dalle. Ça n'arrange rien parce que j'entends encore la suite. T'as pas de personnalité. Pas de profondeur. Mais, je l'emmerde. Je me fous totalement de ce qu'elle peut penser. Je ne cherche pas à lui plaire. J'en rien à foutre d'elle, d'elle et de ses remarques minables. Elle devrait se regarder un peu avant de se permettre de critiquer. Dis-moi, t'y crois vraiment à tout ça ? Si tu t'en fiches tant que ça d'elle, dis-moi pourquoi t’as autant la haine. Relâche la pression, mec. Tu l'as dit, ce n'est qu'une nana parmi tant d'autres. Pire encore, ce n'est que la femme de ménage, alors pourquoi ça t'énerve ? Pourquoi tu bouillonnes comme pas permis ? Pourquoi t'as envie de tout envoyer valser ? Pourquoi ça t'affecte tant que ça ?

...

Cette fois, j'envoie totalement valser ma bière. Elle s'explose sur le mur d'en face, il y a des morceaux de verre de partout, de la bière aussi, mais je m'en contrefous. Actuellement, ça n'a pas d'importance.

J'entends sa haine. J'entends ces propos que j'ai entendus de bien d'autres femmes, sauf que là, j'entends sa voix. Je devrais avoir appris à encaisser ce genre de mots sanglants. Je l'ai fait, mais bordel, pas d'elle. Depuis quand elle se la joue comme les autres nanas ? Depuis quand elle me fait des crises pareilles ? Depuis quand est-ce qu'elle s'abandonne comme ça ? Quand j'ai été violée, t'as été là. Je tire sur ma cigarette comme un dégénéré. Bah quoi, t'as rien à répliquer cette fois ? Aucune phrase piquante ? Bah alors, elle est où ta carapace de véritable enfoiré ? T'as retrouvé un cœur parce qu'elle te parle de viol ? C'est marrant, je me souviens pourtant que tu as pu être un véritable con avec des gens qui avaient subi des choses aussi graves. Ça t'affecte, hein ? Plus que ce que tu voudrais ? C'est pour ça que t'as jeté ta bière à travers la pièce ? C'est pour ça que t'as envie de démolir la moitié de ton appart ? Parce que t'as la haine ? T'as la haine contre elle ? Parce qu'elle te fait te sentir comme une merde ? Parce qu'avec elle tu ne maîtrises rien ? Tu perds le contrôle et ça te fait peur ? T'as plus les commandes, tu perds les pédales et t'as pas envie de te sentir comme toutes ces nanas que tu as lâchées comme des merdes ? C'est ça qui te fait peur ? T'as peur de souffrir ? Mais mec, ouvre les yeux, ça fait un siècle que tu fonces droit dans le mur. Ça fait un siècle que tu te voiles la face, c'est pendant tout ce temps là que t'as souffert. Alors, vas-y, remballe ta fierté, ouvre-toi pour une fois ! Non ? Tu préfères continuer à te ressasser ce qu'elle a dit ? Mais vas-y, sois ridicule, ça te va tellement bien ! Mais toi, tu m'as jamais vu, hein ? J'ai juste été une nana comme ça... Jamais et ça ne changera pas. Elle est comme toutes les autres, comme toutes celles que j'ai pris l'habitude de jeter après utilisation. Je suis le pur produit de notre société de consommation. Je prends, j'utilise et je jette. Encore, toujours, sans jamais me lasser. Je le faisais avant elle. Je le faisais en même temps qu'elle. Je continuerais après. Elle n'est personne. Elle n'est qu'une femme de ménage. Rien de plus. Vraiment ? T'y crois vraiment à tout ça ? Bordel, t'es encore plus ridicule que ce que je pensais... Finalement, elle avait peut-être raison. Tu comprends rien. Tu restes dans ton petit monde, avec tes œillères à la con. C'est bien, mec. Tu te voiles la face. C'est beau, bordel, mais tellement minable. T'es juste profondément ridicule.

Je tremble tellement la haine a pris le dessus. J'attrape un sachet rempli de beuh, je tente de me rouler un pet' alors que mes mains tremblent comme ce n'est pas permis. Ce n'est pas le manque, non, juste la colère. Le manque d'elle, tu veux dire ? Parce qu'elle te manque, du moins, tu sais qu'elle va te manquer ? Tu sais que si tu l'as appelé ce n'était pas juste pour qu'elle fasse le ménage. Tu sais que si tu lui as dit que t'avais une nouvelle copine, c'était juste pour voir la jalousie déformer ses traits. Parce que t'es pareil. T'es accroc, mec. Cette fille, c'est pire qu'une drogue pour toi. D'ailleurs, t'agis comme tous ces toxicos. Tu ne cesses de te répéter que tu peux te passer d'elle, alors que clairement, t'en es incapable. Tu ne peux pas vivre sans elle. T'es aussi minable que ces mecs qui te font mourir de rire dans des comédies à l'eau de rose. Elle a pris possession de ton cœur, elle est en train de le piétiner parce que tu l'as cherché et tu ne le supportes pas. Alors, tu préfères t'enfumer l'esprit. Tu préfères devenir pitoyable plutôt que de la rattraper. Pourtant tu sais, il est encore temps. Tu peux encore rattraper les choses. Tu ne devrais pas la laisser partir, tu devrais lui dire ce que tu ressens, bordel. Ouvre les yeux pour une fois. Arrête de jouer le mec insensible alors que t'es loin de l'être. Non, je ne suis pas accroc, pas à elle. Pourtant ça me ronge, ça me bouffe, j'ai l'impression de dérailler totalement. Je perds les pédales. J'entends encore ses derniers mots. Je téléphonerai à tes parents pour leur dire que plus jamais je ne reviendrai. Plus jamais. C'est tellement mieux ainsi.

Non, ça ne l'est pas. Je repose le joint que j'étais en train de rouler, j'attrape quelques billets sur la table de la cuisine et j'ouvre la porte dans un mouvement désespéré. « Attends » que je gueule en plein milieu de la cage d'escalier. Ma folie n'a pas duré tant de temps que cela, elle est à quelques mètres à peine de moi. C'est le moment. Soit je l'envoie chier une dernière fois, soit j'essaie de rattraper ma connerie. C'est le moment de vérité, je n'aurais probablement pas d'autres chances. C'est le moment de laisser de côté ma fierté. C'est le moment d'arrêter de jouer au con. Je peux lui dire ce qu'il se passe, je peux tout rattraper. Je peux m'ouvrir, pour une fois, je vais m'ouvrir. Montrer mes faiblesses parce que c'est le seul moyen qu'elle ne me tourne pas totalement le dos. Parce que je ne le supporterai pas. Ouais, c'est ce que je vais faire. Vraiment ? Non. Je ne peux pas. À la place, je lui envoie les quelques billets que j'ai dans ma main. Ils se mettent à voler dans la cage d'escalier. Il y a plusieurs centaines de dollars qui voltigent dans les airs. « Je ne te dois plus rien. Ça paiera tout ce temps que je t'ai fait perdre. » Je ne parle pas que d'aujourd'hui, non. Et je claque la porte.

J'espère que t'es fier de toi parce que tu viens de faire valser tes dernières chances avec elle...
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MessageSujet: Re: bleu comète. (elliott) [TERMINE]   Sam 23 Jan - 22:08

Bleu Comète
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jusqu'au bout de la nuit, en dessus sans dessous... oui moi ça me rend fou. dans la beauté du sale, dans la beauté du mal, les pouvoirs et le sang qui me poussent et m'attirent. ▬ SAEZ.


ça y est. c'est terminé.
elle devrait être contente, baby. pas qu'elle ait réellement eu envie... mais au moins, elle n'aura plus à se prendre la tête avec ce mec qu'elle déteste de tout son être.
oui mais.
y'a son coeur qui continue de gueuler. qui continue de pleurer. qui continue de se déverser. y'a ses émotions qui constituent un kaléidoscope derrière ses paupières.
tristesse. colère. tristesse... colère. tristesse.
à deux pas de la porte d'entrée, non loin des escaliers, non loin du ciel aux couleurs d'été malgré un hiver frisquet, elle perd son temps à espérer. après tout, pourquoi elle s'est arrêtée ? pourquoi elle ne s'en est pas déjà allée ?
parce que j'ai envie qu'il me demande de rester.
la réponse est évidente comme de l'eau de roche ; sauf qu'elle sait que ça n'arrivera pas. il a bien trop de fierté. et puis... faudrait qu'il l'ait un jour aimé. apparemment, ça n'est jamais arrivé.
oh putain. bordel. qu'est-ce que ça fait mal.
elle en a le souffle coupé de douleur. une fois dehors, elle s'écroulera en pleurs.
- attends.
le temps qui s'arrête, le myocarde qui menace d'exploser. elle ne se retourne pas, trop brisée pour oser le fixer. attends. connerie d'espoir à la con qui, à tous les coups, ne fera que la laisser plus bas que terre. parce qu'il y a la petite flamme qui s'est ravivée dans son cœur desséché.
- je ne te dois plus rien. ça paiera tout ce temps que je t'ai fait perdre.
oh putain. elle a beau tout tenter, tout mobiliser, elle arrive pas à retenir ses larmes. c'est un torrent qui se déverse sur ses joues, le manque de respiration à force d'essayer de se cacher qui s'exprime. un "pfff" désespéré s'échappe de ses lèvres, comme quelqu'un qui aurait trop tenté de se retenir. après tout, ce n'est ni plus ni moins que ce qu'elle a fait.
elle voit les billets verts qui s'étendent par terre. il croit vraiment qu'elle va se rabaisser à les ramasser ?
... le pire, c'est qu'elle le fait. elle est trop fauchée. et dans sa tête, c'est le bordel ; parce qu'elle s'en veut de céder. parce qu'elle sait qu'elle est tombée bien bas. elliott, il est un peu comme son papa. aussi bas, aussi fourbe, aussi dépourvu de sentiments.
et baby qui se noie. et baby qui s'effondre dans le désarroi.
alors elle ne comprend pas, non vraiment pas, ce qui lui prend quand elle se retourne, marche rapidement et claque ses lèvres furieusement contre celles d'elliott.
pas de doute : c'est bien un adieu qui est proféré maintenant.
elle prend ses affaires et qui l'appartement.
plus de retour en arrière. plus que des barrières.
plus que des bleus comètes qui se dessinent sur son cœur.



© Gasmask
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bleu comète. (elliott) [TERMINE]
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