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Auteur◄ (raïlilah) I'm dead inside, bring me back to life
Delilah Arghezi
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ARRIVAL : 17/01/2016
DC : don't panic, no not yet.
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MessageSujet: (raïlilah) I'm dead inside, bring me back to life   Lun 18 Jan - 19:13

BRING ME BACK TO LIFE
so I take on a whole new energy, manifest a better part of me.
« cours, je te couvre. » sa voix rauque à ton oreille, cet impératif que tu n'oses discuter, ses yeux noirs rivés aux tiens. la scène change. souffle court, l'épaule douloureuse, les jambes flageolantes, tu cours malgré tout. tu trébuches mais tu te relèves, tu lui obéis. cette décision te déchire le cœur, c'est encore le cas aujourd'hui. tu l'as abandonné, tu l'as laissé mourir. pas uniquement raïs, mais tous les morts pèsent sur ta conscience. vous étiez trois cent, combien de membres de ton unité reste-t-il aujourd'hui ? et si tous les survivants sont aussi cinglés que toi, peut-être préféreraient-ils la mort.
nouveau souvenir: chambre immaculée, odeur constante de médicaments, brouillard médicamenteux entrecoupé de visages inconnus et de celui de ton père, mort d’inquiétude. tu ne dis mot pas, il t'a fallu trois semaines avant de retrouver l'usage de la parole. « lili ! lili réveille-toi » tu ne réalises pas tout de suite que cette voix ne fait pas partie du rêve. tu t'éveilles en sursaut, agrippée au bras de ton père, les joues ruisselantes de larmes et les cordes vocales douloureuses à force de hurlements. « j'suis désolée papa. » il te prend dans ses bras et te serre jusqu'à ce que tu cesses de sangloter. le rituel habituel, c'est comme ça toutes les nuits, à des heures diverses. là, un coup d’œil à ton réveil t'apprend qu'il est cinq heures du matin. tu as connu réveils plus matinaux que cela à l'armée, tu peux passer des jours sans dormir, alors tu ne te rendors pas. de toutes manières, tu en serais bien incapable. une fois ton père rassuré et retourné se coucher tu trembles deux heures durant au fond de ton lit. la lumière a beau être allumée et le chien à tes côtés, tu ne cesses de frissonner. lorsque tu entends ton père se lever, tu sors finalement du lit et enfiles un jean sombre surmonté d'un haut à l'effigie d'un groupe de métal.
« comment va mon papa ? » un baiser claque sur sa joue et tu te laisses tomber sur une chaise devant le bol de céréales qu'il t'a préparé. tu caches tes yeux rougis par ta nuit cauchemardesque derrière le bol que tu portes à tes lèvres. il te répond mais n'ose demander comment tu te portes. il sait de toutes manières que tu mentirais. tu n'avoues jamais que tu vas plus que mal, que tu es au fond du trou, que la vie n'a plus la moindre saveur. tu mens, tu triches, tout mais pas la vérité. tes remords, ta culpabilité, les morts, la folie, le traumatisme, tu gardes tout enfoui. tu n'en parles que dans ton sommeil, seul ton père et le psy que l'on te force à consulter t'ont entendue le raconter de vive voix. « lili je te laisse... promets-moi que tu ne resteras pas devant la télévision toute la journée. sors un peu, tu sais ce qu'a dit le psychiatre. tu dois sortir et voir du monde. » tu acquiesces d'un signe de tête tout en poursuivant la mastication intensive de ton croissant. dès que ton père quitte la pièce, tu donnes les restes à sleipnir qui, allongé à tes pieds, n'attendait que cela. c'est tout les jours le même manège, tu ne manges toujours que lorsqu'on te surveille. tu fais bonne figure.
un je t'aime papounet et sa réponse plus tard, tu te retrouves en tête à tête avec ton border collie. alors tu allumes la télévision comme pour noyer le vacarme de tes idées noires. il est dix heures lorsque l'on sonne à la porte. tu supposes qu'il s'agit de ton père qui a oublié ses clés et rentre déjà vérifier que tu vas bien. tu coupes la télévision histoire de faire comme si tu avais suivi son conseil, et tu ramasses en vitesse le bol de céréales terminé par sleipnir, le fourrant dans le lave vaisselle. tu accoures à la porte, soulagée de ne plus être seule avec toi-même. raïs. c'est impossible mais raïs se tient face à toi. ton cœur cogne contre ta poitrine à un rythme fou, comme décidé à s'en extraire. tu trembles comme une feuille. il ne peut être là, ton monde est reconstruit autour de l'acceptation du fait que tu ne le reverras jamais. il est mort, tu fais face à un fantôme. il est en vie, tu n'as plus qu'à recommencer la construction de ton existence. tu clignes des yeux à plusieurs reprises, comme s'il allait disparaître durant le millième de seconde où tu ne le vois pas. il n'en fait rien. le barrage cède: tu éclates en sanglots. tu hoquettes, tu peines à respirer. tu n'es pas prête à cela, tu n'es pas prête à le revoir. tes genoux sont faibles, ton corps se fait lourd sur tes jambes tremblantes. les aboiements répétés de sleipnir face à l'inconnu et à l'état dans lequel cette visite te met ne parviennent pas à te calmer, au contraire. ils claquent avec violence, ne faisant qu'empirer tes tremblements frénétiques.
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Raïs Zafar
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MessageSujet: Re: (raïlilah) I'm dead inside, bring me back to life   Lun 18 Jan - 22:52

Now a shadow scream my name
i think I'm moving but i go nowhere, i know that everyone gets scared, but i've become what i can't be

Ton cri déchire le silence qui règne dans la maison. Tu ouvres les yeux, la respiration haletante, tu as à peine le temps de sortir des draps pour t’assoir sur le bord de ton lit, que mehdi est déjà là, près de toi. Il ne dit, pas besoin, sa présence suffit à te rassurer. Son bras autour de toi, t’apaise peu à peu et tes tremblements ralentissent suffisamment pour que tu reprennes tes esprits. « encore elle ? », sa voix brise le silence dans un murmure. « toujours » ta réponse est simple, courte mais emplie de signification. Oui encore son visage, encore et toujours, quand ce n’est pas tes amis, tes frères, tes soldats, ceux qui avaient confiance en toi mais que tu as abandonnés, au moment ils avaient le plus besoin de toi. « allez viens, je vais faire le petit-dèj » tu te lèves et annonces que tu vas prendre une douche avant, ton t-shirt est trempée de sueur. Tu laisses couler l’eau chaude sur ta peau, comme pour effacer les souvenirs de ta nuit agitée, écho de toutes tes nuits depuis ton retour. Ton corps est épuisé, l’eau ruissèle à travers les nombreuses cicatrices qui recouvrent ton torse.
Lorsque tu rejoins ton frère dans la cuisine, l’odeur du café t’accueille mêlée à celle du pain fraichement sortis du four. Tu en conclus que votre mère est déjà réveillée. Malgré ses origines occidentales, votre mère a très vite les traditions culinaires du pays natal de son mari et les a emmenés avec elle, aux états-unis. Tu t’assois près de ton frère, et attrape la tasse qu’il a posé devant toi, pour la porter à tes lèvres, le liquide brulant réchauffe ton corps toujours empreint à quelques tremblements malgré la douche chaude prise quelques minutes plus tôt. Tu restes toujours aussi silencieux, tu apprécies la présence de ton frère mais tu sens encore une pointe d’hostilité chez lui. Ce qui te blesse encore plus mais, tu t’es promis de réparer ça, mais pour le moment, tu n’en as tout simplement la force et tu apprécies juste son soutien, indice que votre relation n’est pas si dégradée que ça. La porte s’ouvre laissant échapper un petit vent frais, votre mère apparait alors dans la cuisine, le sourire aux lèvres, comme à chaque fois qu’elle vous voit. « bonjour mes chéris » elle ne demande pas si vous allez bien, ou si vous avez bien dormis, comme elle en a toujours eu l’habitude, elle sait, elle connait déjà la réponse. Elle ne veut pas remuer le couteau dans la plaie. Douce mère, ange qui rayonne ta vie, elle est ta force, la raison de te battre. Elle dépose un baiser sur ton front, avant de sortir un papier de sa poche. « tu as eu un appel, mon ange, c’était… euh, ils ont laissé un message pour toi, il y a eu une autre rescapée, chéri, une certaine… » tu ne la laisses pas finir, tu lui prends le papier des mains, les tiennes tremblent tellement que tu peines à lire ce qu’il y est écrit, mais tu finis par déchiffrer le message, du moins tu reconnais tout de suite le nom apposé sur le morceau de feuille blanche. Delilah. Ta delilah, il n’y a aucun doute, c’est elle, tu reconnais son nom de famille, tu lis l’adresse, elle habite ici, si près de votre maison. Tes tremblements reprennent de plus belle, tu n’en crois pas tes yeux. Sont-ils sûrs ? est-ce une erreur ? tu te souviens parfaitement des mots de ton tortionnaire. Elle est morte. Elle comme les autres. Ont-ils mentis ? oui probablement, mais pourquoi personne ne t’a rien dis avant ? parce que tu n’as pas demandé plus tôt. Tu les pensais tous morts. Mais ce bout de papier représente à présent une lueur d’espoir. Ton seul espoir de la revoir un jour. Tu embrasses ta mère et file dans ta chambre pour t’habiller. Un jean, t-shirt et boots plus tard, tu quittes la maison et décides de marcher, l’air frais chasse tes peurs qui t’agrippes au fur et à mesure que tu marches. Tu pries pour que l’adresse soit toujours la bonne, elle a probablement déménagé depuis, tu cherches dans ton esprit, cherchant un souvenir où elle aurait pu te dire qu’elle vivait ici, elle aussi, mais rien en vient, tu as dû le lire dans son dossier un jour mais tu as occulté ce détail. Tu te rends compte alors, que vous n’avez finalement pas beaucoup parlé durant le temps où vous avez travaillé ensemble, vos échanges concernaient le plus souvent l’armée, vos missions.
Tu arrives finalement dans sa rue et tu repères rapidement sa maison, tu vérifies le numéro plusieurs fois, pour être sûr ou pour te donner du courage, la force d’aller sonner, d’aller à sa rencontre, de la revoir. Mais surtout de chasser la peur qui te paralyse, l’appréhension de la revoir mêlé à l’angoisse de découvrir qu’elle ne vit plus ici, ou tout simplement que tout ceci est une erreur, delilah est bien morte en afghanistan, avec les autres…
Tu franchis les derniers mètres qui te séparent de la porte et appuie sur la sonnette en prenant une grande inspiration. Et puis tu attends, ton cœur bat de plus en plus vite, au fur et à mesure que les secondes passent, l’angoisse grandit, tu hésites, tu veux repartir mais la porte finis par s’ouvrir… sur elle. Oui c’est bien elle, tu la reconnais aussitôt, ce visage qui t’as tant hanté ces derniers mois, chaque nuit depuis trois semaines. Tu peines à respirer, tu voudrais dire quelque chose mais ta gorge est tellement serrée que rien ne sort, ta propre joie, ta peur, ton incompréhension se reflète dans ses yeux, elle tremble tellement que tu sens qu’elle peut s’écrouler à tout moment, tout comme toi. Les secondes s’écroulent vos regards fixés l’un sur l’autre, puis tu sors de ta torpeur et laisses ton corps agir, tu t’avances vers elle et tu la prends dans tes bras, simplement, doucement. Tu n’es plus son capitaine, son supérieur mais son ami, revenu d’entre les morts, tout comme elle. « tu es en vie… » tes mots sortent dans un murmure, comme un soulagement, tu sens ton cœur battre de nouveau, tu te sens revivre. Elle est vivante.  

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Delilah Arghezi
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MessageSujet: Re: (raïlilah) I'm dead inside, bring me back to life   Mar 19 Jan - 13:54

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épisode de batman vu et revu, tu demeures tout de même scotchée à ton écran. c'est plus pour le principe et l'occupation de ton esprit que par réel intérêt pour ce dessin animé que tu connais par coeur. tu es une grande fan de la chauve-souris, mais plus spécifiquement lorsque son rôle est endossé par christian bale. tu ne fais que combler le silence pour noyer tes pensées. la sonnette de la porte d'entrée t'arrache à la contemplation du chevalier noir, l'écran cesse tout mouvement ou son et tu t'empresses de ranger les preuves de ton refus persistant de t'alimenter. du moment que cela ne vire pas à l'anorexie et que tu ne t'en trouves pas trop affaiblie, tu considères que ton appétit de moineau n'est pas alarmant. ce n'est de toutes manières pas le plus préoccupant dans ton état. tes tocs, tes fichus tocs. tu te prends à fermer trois fois de suite les portes, à te laver les mains deux fois, à répéter certains mots. tu ne supportes pas le manque de symétrie, ni la vue du sang, et encore moins celle de la viande. tu as une peur panique de l'obscurité, une veilleuse brille toutes les nuits dans les ténèbres de ta chambre. sans quoi tu ferais sans doute des crises d'angoisse toute la nuit. parlons en, de tes angoisses: tu trembles, tu suffoques, il t'arrive de pleurer. tu ne tiens plus sur tes jambes, tu te sens aussi faible que si tu étais passée sous un camion. en pièces. un peu comme lorsque tu aperçois raïs derrière la porte.
l'air peine à se frayer un passage entre tes larmes incontrôlables. tu ne sens plus tes jambes, tu as l'impression de tomber dans un puits sans fond. comme au réveil d'un rêve trop long, la chute interminable dont on tremble encore malgré nos yeux grands ouverts. tu fixes raïs des deux océans humides que sont tes pupilles, incapable de parler. tu n'as pas à le faire, il comble l'espace entre vous et t'enlace. ton cœur fait un bond. tu passes tes bras autour de ses épaules dans une étreinte presque désespérée. comme s'il allait à nouveau disparaître. « tu es en vie… » les yeux écarquillés, tu réalises que vous avez vécu la même chose. vous êtes, lui comme toi, un fantôme aux yeux de l'autre. « grâce à toi. » tu ne t'imaginais pas capable d'aligner deux mots, mais il faut croire que son contact parvient à te calmer. tu ne cesses cependant pas de trembler. « j'ai cru... » un sanglot s'échappe de tes lèvres, tu plaques une main contre celles-ci afin de l'étouffer. « tu étais mort. tu... tu étais... » pareille à un disque rayé, tu répètes difficilement cette phrase. tu ne parviens pas à te calmer, tu répètes et répètes sans cesse ce qui sonne comme un reproche. tu perds pied, tu sombres à nouveau dans la folie. et tu as peur, peur de rechuter, peur de retrouver les quatre murs blancs inquiétants qui furent ta vie, ton monde, six mois durant.
tes mains agrippent à son t-shirt, tu ne veux plus le lâcher. tu as surtout peur qu'il parte si tu ne le retiens pas auprès de toi. qu'il disparaisse, qu'il soit finalement bel et bien mort. peut-être es-tu en pleine hallucination, ou en plein rêve. tes rêves se transforment toujours en cauchemars, inévitablement. tu trembles à l'idée que celui-ci fasse de même. mais tu le sens, contre toi, ses mains dans ton dos, les tiennes entourant ses épaules. les effluves de son parfum sont bien réelles, et sa chaleur également. tu ne peux imaginer cela. tu ne veux pas l'imaginer. tu veux que ce soit réel, qu'il soit là, qu'il t'ait trouvée. tu ne te décides à le lâcher que lorsque ton chien te rappelle à l'ordre, aboyant et tournant autour de vous. tu reviens à la réalité, te détaches vivement de lui, comme électrocutée. tu fais deux pas en arrière, manque de tomber en arrière à cause de sleipnir qui s'est glissé dans tes jambes, retrouves l'équilibre de justesse. comme si tu ne t'étais pas déjà suffisamment ridiculisée pour aujourd'hui. « je suis désolée, j'ai mouillé t.. vot... ton t-shirt. » tu as voulu te reprendre, le vouvoyer, mais vous n'êtes plus à l'armée. et tu viens de lui pleurer dessus, alors tant qu'à faire. ta main passe à deux reprises dans tes cheveux, la crise est passée mais les tocs prennent toujours le relais. tu soupires, sentant les battements désordonnés de ton palpitant retrouver une certaine uniformité. « tu veux entrer ? » à vrai dire, cela te rassurerait. tu ne veux pas qu'il fuit face à la dérangée que tu es devenue, et tu ne veux plus être seule maintenant que tu l'as retrouvé.
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Raïs Zafar
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MessageSujet: Re: (raïlilah) I'm dead inside, bring me back to life   Mer 20 Jan - 22:28

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Tu la serres dans tes bras, fermement mais surtout tendrement. Tu la sens si fragile, telle une poupée de cristal qui pourrait se briser à tout moment, meurtrie par la vie, elle a vécu ce que personne ne devrait vivre, elle a frôlé la mort, tout comme toi. Tu ignores comment elle s’en est sortie, mais pour le moment tu es juste heureux de la savoir en vie.  Tu as peur de la lâcher, peur qu’elle ne s’effondre, qu’elle disparaisse même, tel un doux rêve éphémère. Mais elle est bien là, vivante, tu n’oses y croire. Elle répond que c’est grâce à toi. Ton cœur se serre de plus belle dans ta poitrine. Ton souvenir de cette journée est toujours aussi flou dans ta mémoire, mais tu sais parfaitement que tu lui as juste ordonné de fuir, est-ce simplement ça qui lui a permis de survivre ? probablement, mais elle est restée en vie par ses propres moyens, tu lui as surtout évité d’être capturé comme toi, mais le danger était présent partout, jamais tu n’aurais pensé qu’elle est pu réchapper à tout ça, là où des centaines d’hommes entrainés à ce genre de situation, ont simplement péris. Tu l’admires encore plus, malgré son état présent, tu l’as toujours su forte et douée pour son métier et c’est sûrement ce qui explique qu’elle soit encore là aujourd’hui. « tu étais mort. tu... tu étais... » tu la serre un peu plus contre toi. Ta gorge est trop serrée pour répondre, et de toute façon qu’est-ce que tu peux répondre, tu y as cru aussi, tu as pensé pendant longtemps que tu ne survivrais pas, tu étais mort pendant longs mois. Tu caresses ses cheveux pour la rassurer, tenter de la calmer, tu te rends compte qu’elle ressent la même chose que toi, vous aviez un bon rapport lorsque vous étiez dans l’armée, un rapport très professionnel. Tu as su mettre tes sentiments de côté mais tu t’es toujours soucié d’elle, à chaque mission, tu as toujours su qu’un jour, ça vous portrait préjudice. Alors tu as gardé tout ça pour toi, tu as gardé une distance entre vous, t’es resté ton supérieur, rien de plus, peut-être son ami, malgré toi. Mais aujourd’hui tu n’es plus le capitaine zafar, mais un simple homme revenu d’entre les morts, serrant la femme qui a longtemps fait battre ton cœur de façon irrégulière, et qui te semble sur le point de craquer, elle te paraît inconsolable. Et tu aimerais en faire plus pour elle mais tu peux simplement la garder dans tes bras, tu ne sais rien d’elle au fond. Tu ne sais pas par quoi elle est passé, comment elle s’en est sortie mais tu as bien l’intention de le savoir. Maintenant que tu l’as retrouvé, tu ne veux plus la perdre. Vous avez trop besoin l’un de l’autre, pour comprendre, remettre les pièces du puzzle en place et retrouver un semblant de vie normale, pour avancer, pour vous soutenir.
Elle finit par te lâcher, chose dont tu étais toi-même incapable de faire. Elle s’excuse pour avoir tremper ton t-shirt et tu remarques qu’elle hésite à te tutoyer. Tu souris, devant ce détail tellement insignifiant par rapport à la situation actuelle, vous n’êtes vraiment plus à ça près. Tu hoches la tête positivement lorsqu’elle te propose d’entrer, et tu avances pour refermer la porte, tu n’es pas prêt à repartir si vite, tu as de choses à lui dire, tant de questions à lui poser. Mais tu ne sais pas par quoi commencer. Tu n’as pas envie de lui faire revivre cette douloureuse journée, autant que tu n’as pas envie d’y repenser. Mais vous devrez y passer à un moment ou un autre, autant le faire tout de suite. « comment tu as… » ta gorge se serre à l’idée de ce qu’elle a pu vivre. « qu’est-ce qui s’est passé, delilah ? » tu prononces son prénom avec douceur.
 

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Delilah Arghezi
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MessageSujet: Re: (raïlilah) I'm dead inside, bring me back to life   Sam 23 Jan - 14:38

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c'est à contre cœur, évidemment, que tu desserres l'étreinte désespérée dans laquelle tu emprisonnais raïs. ton ami, ton capitaine. tu ne sais plus où vous en êtes. tu n'as pour ta part jamais cessé d'admirer cet homme, de penser à lui et de le regretter. amèrement, avec cette culpabilité qui n'en finit pas, te ronge et te détruit. ton cœur n'a pas non plus cessé de battre pour lui; le choc des retrouvailles passé, il cogne toujours aussi fort dans sa cage osseuse. le moindre regard de sa part te fait frissonner. malgré les blessures, malgré le fait que tu sois une poupée cassée, un mécanisme rouillé. il recolle les morceaux.
ta proposition acceptée, vous vous retrouvez tout deux à l'intérieur. c'est un soulagement pour la folle que tu es, persuadée qu'il allait fuir face à la crise que tu viens de faire. « qu’est-ce qui s’est passé, delilah ? » tu secoues la tête. pas ça. non, pas ça. tu comprends son envie de savoir, c'est naturel, mais tu es incapable d'en parler. l'hécatombe, le sang, ton épaule qui t'élance, le blessé que tu soutiens tout en tenant ton arme, ceux que tu abandonnes, lui... tu te sens déjà suffoquer. « c'est compliqué. » tu es compliquée. tu te souviens parfaitement de tout, en couleurs, avec son, même les odeurs et les sensations. dans tes rêves et tes flashs. tu te souviens mais tu ne peux pas en parler, tu n'y arrives pas. sentant ton malaise, le chien jappe. c'est toujours comme ça, lorsque tu crises il reste allongé près de toi jusqu'à ce que tu sois calmée, lorsque tu as peur il serait prêt à faire face à n'importe quoi afin de te rassurer... mais il ne peut rien contre les cauchemars, ni les mordre ni les effrayer, il ne peut t'en protéger.
« je suis désolée, je fais des... des crises quand... quand j'en parle. » et tu es sur le point de recommencer. tu fuis son regard, honteuse. tu aimerais pouvoir lui raconter, il le mérite, mais tu sais pertinemment qu'il suffirait de trois mots, deux souvenirs, un flash-back, une question de trop, pour que tu te remettes à trembler et sois incapable de parler. tu te trouves pathétique, indigne, tu détestes la faiblesse dont tu fais preuve, tu es consternée d'être si faible, de ne pas tenir le coup, de ne pas supporter le choc.
tu quittes le hall pour le salon, où tu te laisses choir dans le canapé, prostrée. les jambes repliées contre ta poitrine, tu fixes le mur sans le voir. tu n'entends plus rien, tu ne sens plus rien. tu n'es même plus là. c'est encore le genre de crise que tu préfères, car tu ne ressens strictement rien. tu ne penses même plus, totalement absente. rien ne peut t'atteindre, ni le présent, ni le passé. c'est comme mourir, si paisible.
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Raïs Zafar
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MessageSujet: Re: (raïlilah) I'm dead inside, bring me back to life   Jeu 28 Jan - 19:51

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Tu regrettes aussitôt ta question, tu sens qu’elle n’est pas prête pour ça et tu aurais dû attendre. Mais tu as besoin de savoir, tu veux comprendre, la comprendre, savoir par quoi elle est passée, pour pouvoir l’aider. Parce que oui, tu veux avant tout lui venir en aide, tu es son capitaine même si l’armée est derrière vous maintenant, tu te sens toujours aussi responsable d’elle. Tu as cru pendant longtemps que tu l’avais perdu, que tu l’avais abandonné, tu sais aujourd’hui qu’elle a survécu, mais tu ne sais pas comment, et surtout dans quel état elle se trouve réellement. Tu la sens fragile, brisée, différente, mais à quel point, tu doutes qu’elle est été kidnappé aussi mais tu n’es pas sûr et puis le résultat reste le même, vous êtes les seuls survivants d’un réel massacre, ceux qui restent et doivent vivre avec cette culpabilité qui ronge petit à petit.
Tu la vois secouer la tête négativement, en te disant que c’est compliqué. Ça tu t’en doutes fortement, tout est devenu plus compliqué et pourtant si simple en même temps. Tu deviens fou, tu es entouré de ta mère et ton frère tous les jours et pourtant tu te sens seul, perdu. Voilà pourquoi tu as tant besoin d’elle. Elle seule peut te comprendre, vous ne vous sauverez pas mutuellement, mais savoir que l’autre comprend, sans avoir a vraiment expliqué, ça aide à avancer, tu n’es plus seul désormais, tenter d’aider delilah est la seule chose qu’il te reste à faire, même si tu sais que c’est peine perdue d’avance. « je suis désolée, je fais des... des crises quand... quand j'en parle. » Tu la fixes un moment, ton cœur se serrant un peu plus, tu avais vu juste, elle est brisée, elle devient folle comme toi. Tu ne dis rien, incapable de répondre à cette révélation. Lui dire quoi, que tu es dans le même cas, tu ne peux pas fermer les yeux sans voir leur visage, le sang partout, leur cri déchirant qui raisonnent constamment dans ton esprit. Elle quitte le salon pour se laisser tomber dans le canapé, les jambes serrées contre elle. Tu ne supportes pas cette vision d’elle. Elle, si forte dans tes souvenirs, est si différente aujourd’hui, si frêle, sensible, accablée par la douleur. Tu t’approches alors d’elle doucement, tu t’assois à ses côtés et la prends dans tes bras une nouvelle fois, comme si seul ton contact suffirait à l’apaiser. Tu n’as pas de mots pour l’aider mais certains sortent quand même de ta bouche un peu tout seul, plus pour toi. « je suis désolé, delilah, je te demande pardon pour tout ça. Je suis là maintenant, je te promets d’être là, toujours. » tu la gardes dans tes bras, en la berçant. Qu’est-ce qu’il vous est arrivé ?

 

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MessageSujet: Re: (raïlilah) I'm dead inside, bring me back to life   Lun 8 Fév - 23:09

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so I take on a whole new energy, manifest a better part of me.
ton état empire à nouveau, raïs va te rendre folle. encore plus. c'est presque un cercle vicieux, finalement. tu as besoin de lui, son absence a contribué à te mettre dans l'état où tu te trouves. mais le retrouver... c'est encore pire. un fantôme surgissant alors que tu te trouves sur le chemin de la guérison, que tu pourrais t'en sortir. pourtant, le retrouver, constater qu'il est en vie -à moins que tu n'hallucines, tu n'es pas encore sûre- est la première bonne nouvelle depuis des mois. presque un an, qui te paraît un siècle. tu perds les pédales, encore. ne pas savoir où tu en es, ni sentimentalement ni psychologiquement, ni même s'il n'est pas qu'un pauvre délire sorti de ton esprit dérangé... tu te sens dérailler. alors tu fuis le hall, et la potentielle illusion de ton capitaine potentiellement mort. et potentiellement vivant. tu t'enfermes dans ta bulle, à la fois sourde, aveugle et muette. soulagement extrême, tu n'as plus à rien ressentir. la vision -en est-ce seulement une ?- te rejoint, tu ne remarques sa présence que lorsque raïs te prend dans ses bras. son contact te rend doucement conscience, mais tu ne réagis toujours pas. jusqu'à ce qu'il prenne la parole.
tes yeux, océans humides de larmes, se rivent aux siens. tu es comme arrachée à une transe par ses excuses. ta main se referme sur son avant-bras, le serrant sans doute un peu trop fort. tu t'accroches à lui, à cette réalité au sujet de laquelle le doute se dissipe de seconde en seconde. « non. non, non, rien... rien n'est de ta faute. » ta voix tremble, tout comme ton corps malgré son contact quelque peu rassurant. « tu as fait de ton mieux. t'es un héros, peu importe ce que tu en penses. tu nous as sauvés, et... tu t'es battu seul pendant des mois. » tu poses une main contre sa joue, plus assurée que tu ne t'en serais crue capable. tout pour le rassurer, le déculpabiliser. rien n'est de sa faute, strictement rien. ni même de la tienne, tu le sais très bien. mais savoir et accepter sont deux choses bien distinctes. ta tête retombe doucement sur son épaule, se niche dans son cou. tu n'es plus sous ses ordres, tu n'as plus à te tenir à distance. et tu n'en as pas la force. exténuée. plus encore, tu es vidée. « merci... » un souffle. tu ne saurais dire pourquoi. pour tout.
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(raïlilah) I'm dead inside, bring me back to life
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